Bon, je vous rassure. Je ne me suis pas faite frapper. (Aude et François, vous pouvez vous calmer). Et je ne viens pas non plus de trouver la fonction sondage de mon blog. C'est juste que ça fait une couple de fois que je me fais une note intérieure de "à quoi pense-t-on au moment de l'impact" et la question ci-haut est le résultat de tout ça.
Je me rappelle que quelques jours après l'acquisition de mon iPhone chéri, j'ai été imprudente en traversant la rue et je me suis dit intérieurement "mouais, des plans pour pas le garder longtemps, ton téléphone". Et cette semaine, quelqu'une (dont je tairai l'identité parce que ça pourrait vous surprendre) m'a dit "cet après-midi, je me fais les jambes parce que si je me fais frapper là, je vais avoir honte devant le docteur"...
Mais bon, la fois qu'un char m'a coupée et que je suis passée par dessus mon vélo, je pense pas que j'ai pensé à rien à part "iiiiii" (et quand ça a été fini "Ouf, une chance que mon père m'a pas vue...")
Sinon, dans le genre accident de la route, je suis allée voir L'imposture au tnm et puis, ben mettons que la plus grosse imposture c'est de nous charger 50$ pour un show de même.
On sent que le texte est bon. Bon à lire, avec des idées brillantes et des opinions punchées. Un texte qui doit couler dans les yeux quand on le dévore et qu'on savoure en tournant les pages lentement. Mais qui se dit mal, qui ne permet pas aux acteurs de lui rendre justice et qu'on finit par ne pas entendre complètement.
Et des acteurs qui se balancent entre les niveaux de jeux, ne sachant pas, j'imagine, s'il faut souffler la poésie du texte ou juste parler pour être vrai. Anyways, ça marche pas. Je ne comprends pas que personne n'entende les acteurs être faux. Les dialogues sont peut-être trop léchés pour sonner vrai, les temps entre chaque répliques sont trop égaux, le rythme n'est pas naturel pour une conversation de fin de soirée arrosée. Et "j'veux dire", y a jamais jamais jamais eu un acteur capable de glisser ça dans sa répliquer de façon convaincante. J'veux dire...
Pour le reste... je me demande encore pourquoi on a eu envie d'engager Miss Cadieux pour faire une fillette. Me semble qu'elle a déjà tellement le casting de la fillette que donnez-y une chance de pas être un méga stéréotype de petite fille avec une petite voix, pitié. Et le Francis, il n'est pas obligé de parler comme un demeuré pour nous faire croire qu'il a 5 ans. On l'aurait cru de toute façon.
C'était correct, au final. Un peu long avec trop de fausses fins qui finissent pas pendant 20 minutes. Une mise en scène assez standard, sans surprise. De beaux moments de danse. De la projection inutile, comme toujours ces temps-ci.
Alexe a ben aimé ça, moi so-so. J'imagine qu'on équilibre la chose.
mardi 24 novembre 2009
lundi 23 novembre 2009
Gratuitement vôtre
Vendredi, c'était une journée d'adieux et de rencontres.
David, qui part fonder une famille aux États, vidait son appart et j'en ai profiter pour aller y jeter un coup d'oeil. C'était bizarre, c'était un peu de moi qui quittait aussi. L'époque rue St-Vallier est terminée pour de bon. Je voulais regarder à travers la fenêtre de mon ancien appart mais je savais pas si le locataire était là ou pas. J'ai quand même vu que les armoires de cuisines ont été décapées au complet (j'ai commencé à le faire en 2005 et j'ai passé 4 ans dans l'appart sans y retoucher). David a laissé sur la terrasse notre BBQ et notre set de patio. J'imagine que ce sont de petits témoignages de notre passage dans le coin...
Après ça, c'était la BA de l'année. Un peu de bénévolat pour se sentir mieux à propos de soi, y a rien de mieux...
C'était la soirée JeunesMusiciensDuMonde et je pensais me rendre là pour max 4heures, finalement, j'y étais de 17hres à 1am....
Quand j'ai dit à la responsable des bénévoles que je ne voulais aucune responsabilité, peut-être que j'aurais du mieux choisir mes mots. "Je veux pas gérer de gens, je veux pas être chef d'équipe". Mais je veux une petite responsabilité. Pas passer toute la soirée dans une mini cuisine éclairée au néon à surveiller le buffet que les autres bénévoles viennent picorer de temps en temps. Pas être si loin du show que j'entends même pas la ligne de bass qui fait vibrer les murs.
Mettons que lorsqu'elle m'a expliqué ma tâche, j'ai vu défiler les heures, les minutes, les secondes, une après l'autre, très très lentement, loin du party. Et j'ai eu envie de crisser ça là, m'en aller en disant fuck le bénévolat, étouffez-vous avec vos enfants pauvres pis laissez-moi vivre tranquille.
Mais bon, je me suis tue, évidemment, et c'est tant mieux parce qu'au final c'était ben l'fun la soirée.
Déjà, juste l'idée de passer une soirée avec quelqu'un qui sait pas c'est qui Edward Bond, c'est réjouissant. Passer une soirée avec du nouveau monde que je connais pas pantoute n'a pas toujours été quelque chose qui m'allume mais ces temps-ci, ce l'est. Quoique, fallait s'y attendre avec un organisme de Québec, la moitié des 50 autres bénévoles étaient de la capitale et y en a que je reconnaissais de les croiser à l'Intermarché. Comme le gars avec les sachets de thé qui habite en haut du Tamtam café. Faut ben être au Club Soda avec 125 autres personnes qui travaillent sur le même show pour croiser son voisin.
Mais bon, le monde était très gentil, surprenament engageant et intéressé à avoir des conversations avec tout le monde. Beaucoup des filles étaient groupies finies de VinceVallières ou AntoineTheStarGratton (groupie que je suis devenue au fil de la soirée). Les gars étaient des espèces de hippies qui boivent de la tisane et avec des yeux de 15 joints plus tard.
Une grosse partie d'entre eux étaient des altermondialistes. Je devais bien être la seule à ne pas jamais avoir participé à un ChantierJeunesse ou à un programme de QuébecSansFrontière. Ils trippaient tous sur le CostaRica et l'Inde et je me sentais un peu dépaysée. Quand on me demandait "et toi?", eux aussi avaient l'air surpris de savoir que j'étais la seule du groupe qui étudiait pas en aide internationale avec l'ambition cachée d'aller bâtir des écoles dans un marais déséché du BurkinaFaso.
Ça faisait tellement du bien de sortir de l'espèce de cercle vicieux dans lequel je tourne habituellement de monde de théâtre qui se regardent se faire regarder par les autres, avec beaucoup de gentillesses légèrement feintes. J'avais l'impression que tout le monde s'intéressait à tout le monde à égalité, y avait pas de stars, pas de compétition malsaine, pas d'hypocrisie. Un vent de fraîcheur quoi.
À un certain point de la soirée, on m'a envoyée faire le bounser en bas des escaliers. Ça, c'était déjà plus chouette parce qu'au moins je pouvais écouter le show et voir du monde et me faire défoncer les tympans par le dude qui jouait un instrument traditionnel indien qui ressemblait étrangement à deux woks collés ensemble mais le résultat était assez flabergastant.
À partir de ce moment, je suis restée dans la salle presque tout le reste de la soirée, sauf quand c'était de la musique que ça me tentait pas trop d'entendre.
J'ai vu TricotMachin. Ça m'a surpris que ça pogne encore c'te duo là parce qu'après 4 ans à chanter les mêmes maudites tounes cutes, me semble qu'on se tanne non? En tout cas, mon commentaire à la chanteuse du groupe; le personnage de femme-enfant, c'est dépassé et c'est plus gossant qu'autre chose. Aussi, tu peux probablement attendre d'être en coulisses avant de frencher ton chum pianiste, ça changera pas grand chose pour vous pis nous, ça nous épargne un sentiment d'inceste mal placé.
Il y avait CoralEgan qui m'a foi, m'a séduite d'un bout à l'autre. Elle n'a pas chanté "The Looke of Love Is in Your Eyes" et c'est tant mieux. Quelle femme, quand même. Elle est belle, elle dégage une espèce d'énergie positive radieuse, elle a une voix super puissante et elle s'amuse tellement sur scène, c'est contagieux. Quand elle a eu terminé de chanter, tout le monde avait le sourire étampé dans la face et on en redemandait.
Et puis, finalement, il y a eu VinceVallières et AntoineTheStar. Vincent, c'était pas pire. Je pense qu'il avait de la difficulté avec les musiciens qui jouaient pas ses tounes comme il voulait. Il est mignon mais a une drôle de présence scénique je trouve. On l'imagine mieux dans une mini salle, de façon plus intime.
Par contre, LaStar m'a fait craquer d'un bout à l'autre. C'était lui le chef musical de la soirée, donc déjà, il participait à presque tous les numéros. Entre autres, lui et Coral qui font "With a Little Help From My Friend", la meilleure version jamais faite. Avec Stefie auss il rockait comme un dieu. Je ne connais rien de sa musique, j'ai découvert deux chansons qui m'ont plu. Mais ce qui m'a le plus séduite, c'est définitivement son attitude. Pas de rock star, pas prise au sérieux. Déjà, il a un piano couvert de poils roses, un tshirt bleu poudre, des pantalons oranges et une espèce d'étoile peinturée dans la face. Il a un immense sourire fendu d'une oreille à l'autre et tu sens qu'il est là pour tripper et ça marche.
Peut-être que c'est pour ça que je ne vais pas voir trop de shows de musique, parce que je finis toujours par tomber amoureuse des musiciens. Il y a peu de choses plus sexy, je trouve, qu'un musicien qui trippe à jouer en gang. La liberté qu'ils ont à se retrouver là, à jamer ensemble, la légerté et la facilité qu'ils y apportente. Tout le monde trippe et t'as pas le choix de tripper avec eux. Au théâtre aussi, ce plaisir de se retrouver là ensemble sur scène est palpable mais doit être contenu pour les biens faits de la pièce. Alors qu'en musique, il faut la faire sortir cette bête là. Et c'est assez pour me faire craquer d'un bout à l'autre. LaStar avait un espèce de déhanchement que seuls les pianistes peuvent développer, les épaules comme des métronomes et les mains qui jouaient à la vitesse de la lumière (pas de blague, même sur l'écran géant on voyait pas ses mains bouger à la vitesse qu'on entendait les notes). Je ne sais pas si ses disques sont bons (m'en va les acheter dans pas long), je sais pas si c'est un gars qui se prend au sérieux, mais je sais que sur scène, il est chez lui et il est heureux.
Du côté invités moins l'fun, il y avait la mère d'un des kids qui participait au concert qui était vraiment une plaie (la mère, pas le kid). Genre de grosse madame pas de classe, rassemblant tous les stéréotypes que vous voulez et qui fait honte à ses enfants. Elle est restée super longtemps, en mangeant la bouffe des bénévoles sans se gêner, en buvant beaucoup trop compte tenu de la présence de ses enfants. Elle leur criait après comme si c'était des chiens, elle dansait au balcon comme si elle allait réussir à séduire StefiShock avec ses déhanchements (peu probable qu'elle réussise). En fait, elle agissait exactement comme si elle avait 16 ans et qu'elle manquait d'attention. Je l'ai recroisé dans le métro plus tard et elle engueulait le controleur pour je ne sais quelle raison et ses enfants avaient vraiment clairement hâte que ça finisse.
Au final, c'était bien le fun et je lève mon chapeau à ceux et celles qui donnent le temps plus souvent. Il faut vraiment croire qu'on fait la différence une personne à la fois. Sinon, y a les gens comme moi, qui le font pour se sentir bien et généreux.
***
Une autre façon de se sentir bien, c'est d'aller voir A Serious Man, le nouveau film des frères Coen. Franchement digne d'un Barton Fink, écrit de mains de maîtres, avec des acteurs fous et une sobriété toute parfaite à la réalisation.
J'aurais voulu que Fred me demande en mariage ce soir là, comme ça, je n'aurais pas été vieille fille. Mercredi 25 novembre, j'ai 25 ans à la Ste-Catherine. Mon sort est jeté, et une chance qu'on n'est plus dans le bon vieux temps où je me serais contrainte à entrer chez les soeurs pour sauver mon honneur....
Mais au lieu de me demander pour femme, il m'a tâté les ganglions en fronçant les sourcils et il a dit "hum, je pense que tu fais de l'hypotyroïdie". Fred qui va devenir médecin et qui aime tester ses connaissances. Je l'ai regardé avec les yeux gros et je lui ai dit "tu sais que je suis hypocondriaque alors fait attention à ce que tu dis". Fak il m'a expliqué que c'est pas grave, non ça deviendra pas un cancer, non je vais pas me réveiller paralysée et surtout, ça m'empêchera pas de rien faire. Mais c'est peut-être pour ça que j'ai froid et si je veux, je pourrais prendre des pillules. J'ai dit que j'aimais mieux avoir froid, j'ai mis mes 12 chandails et je me suis mise à grelotter (plus de peur, que de froid).
David, qui part fonder une famille aux États, vidait son appart et j'en ai profiter pour aller y jeter un coup d'oeil. C'était bizarre, c'était un peu de moi qui quittait aussi. L'époque rue St-Vallier est terminée pour de bon. Je voulais regarder à travers la fenêtre de mon ancien appart mais je savais pas si le locataire était là ou pas. J'ai quand même vu que les armoires de cuisines ont été décapées au complet (j'ai commencé à le faire en 2005 et j'ai passé 4 ans dans l'appart sans y retoucher). David a laissé sur la terrasse notre BBQ et notre set de patio. J'imagine que ce sont de petits témoignages de notre passage dans le coin...
Après ça, c'était la BA de l'année. Un peu de bénévolat pour se sentir mieux à propos de soi, y a rien de mieux...
C'était la soirée JeunesMusiciensDuMonde et je pensais me rendre là pour max 4heures, finalement, j'y étais de 17hres à 1am....
Quand j'ai dit à la responsable des bénévoles que je ne voulais aucune responsabilité, peut-être que j'aurais du mieux choisir mes mots. "Je veux pas gérer de gens, je veux pas être chef d'équipe". Mais je veux une petite responsabilité. Pas passer toute la soirée dans une mini cuisine éclairée au néon à surveiller le buffet que les autres bénévoles viennent picorer de temps en temps. Pas être si loin du show que j'entends même pas la ligne de bass qui fait vibrer les murs.
Mettons que lorsqu'elle m'a expliqué ma tâche, j'ai vu défiler les heures, les minutes, les secondes, une après l'autre, très très lentement, loin du party. Et j'ai eu envie de crisser ça là, m'en aller en disant fuck le bénévolat, étouffez-vous avec vos enfants pauvres pis laissez-moi vivre tranquille.
Mais bon, je me suis tue, évidemment, et c'est tant mieux parce qu'au final c'était ben l'fun la soirée.
Déjà, juste l'idée de passer une soirée avec quelqu'un qui sait pas c'est qui Edward Bond, c'est réjouissant. Passer une soirée avec du nouveau monde que je connais pas pantoute n'a pas toujours été quelque chose qui m'allume mais ces temps-ci, ce l'est. Quoique, fallait s'y attendre avec un organisme de Québec, la moitié des 50 autres bénévoles étaient de la capitale et y en a que je reconnaissais de les croiser à l'Intermarché. Comme le gars avec les sachets de thé qui habite en haut du Tamtam café. Faut ben être au Club Soda avec 125 autres personnes qui travaillent sur le même show pour croiser son voisin.
Mais bon, le monde était très gentil, surprenament engageant et intéressé à avoir des conversations avec tout le monde. Beaucoup des filles étaient groupies finies de VinceVallières ou AntoineTheStarGratton (groupie que je suis devenue au fil de la soirée). Les gars étaient des espèces de hippies qui boivent de la tisane et avec des yeux de 15 joints plus tard.
Une grosse partie d'entre eux étaient des altermondialistes. Je devais bien être la seule à ne pas jamais avoir participé à un ChantierJeunesse ou à un programme de QuébecSansFrontière. Ils trippaient tous sur le CostaRica et l'Inde et je me sentais un peu dépaysée. Quand on me demandait "et toi?", eux aussi avaient l'air surpris de savoir que j'étais la seule du groupe qui étudiait pas en aide internationale avec l'ambition cachée d'aller bâtir des écoles dans un marais déséché du BurkinaFaso.
Ça faisait tellement du bien de sortir de l'espèce de cercle vicieux dans lequel je tourne habituellement de monde de théâtre qui se regardent se faire regarder par les autres, avec beaucoup de gentillesses légèrement feintes. J'avais l'impression que tout le monde s'intéressait à tout le monde à égalité, y avait pas de stars, pas de compétition malsaine, pas d'hypocrisie. Un vent de fraîcheur quoi.
À un certain point de la soirée, on m'a envoyée faire le bounser en bas des escaliers. Ça, c'était déjà plus chouette parce qu'au moins je pouvais écouter le show et voir du monde et me faire défoncer les tympans par le dude qui jouait un instrument traditionnel indien qui ressemblait étrangement à deux woks collés ensemble mais le résultat était assez flabergastant.
À partir de ce moment, je suis restée dans la salle presque tout le reste de la soirée, sauf quand c'était de la musique que ça me tentait pas trop d'entendre.
J'ai vu TricotMachin. Ça m'a surpris que ça pogne encore c'te duo là parce qu'après 4 ans à chanter les mêmes maudites tounes cutes, me semble qu'on se tanne non? En tout cas, mon commentaire à la chanteuse du groupe; le personnage de femme-enfant, c'est dépassé et c'est plus gossant qu'autre chose. Aussi, tu peux probablement attendre d'être en coulisses avant de frencher ton chum pianiste, ça changera pas grand chose pour vous pis nous, ça nous épargne un sentiment d'inceste mal placé.
Il y avait CoralEgan qui m'a foi, m'a séduite d'un bout à l'autre. Elle n'a pas chanté "The Looke of Love Is in Your Eyes" et c'est tant mieux. Quelle femme, quand même. Elle est belle, elle dégage une espèce d'énergie positive radieuse, elle a une voix super puissante et elle s'amuse tellement sur scène, c'est contagieux. Quand elle a eu terminé de chanter, tout le monde avait le sourire étampé dans la face et on en redemandait.
Et puis, finalement, il y a eu VinceVallières et AntoineTheStar. Vincent, c'était pas pire. Je pense qu'il avait de la difficulté avec les musiciens qui jouaient pas ses tounes comme il voulait. Il est mignon mais a une drôle de présence scénique je trouve. On l'imagine mieux dans une mini salle, de façon plus intime.
Par contre, LaStar m'a fait craquer d'un bout à l'autre. C'était lui le chef musical de la soirée, donc déjà, il participait à presque tous les numéros. Entre autres, lui et Coral qui font "With a Little Help From My Friend", la meilleure version jamais faite. Avec Stefie auss il rockait comme un dieu. Je ne connais rien de sa musique, j'ai découvert deux chansons qui m'ont plu. Mais ce qui m'a le plus séduite, c'est définitivement son attitude. Pas de rock star, pas prise au sérieux. Déjà, il a un piano couvert de poils roses, un tshirt bleu poudre, des pantalons oranges et une espèce d'étoile peinturée dans la face. Il a un immense sourire fendu d'une oreille à l'autre et tu sens qu'il est là pour tripper et ça marche.
Peut-être que c'est pour ça que je ne vais pas voir trop de shows de musique, parce que je finis toujours par tomber amoureuse des musiciens. Il y a peu de choses plus sexy, je trouve, qu'un musicien qui trippe à jouer en gang. La liberté qu'ils ont à se retrouver là, à jamer ensemble, la légerté et la facilité qu'ils y apportente. Tout le monde trippe et t'as pas le choix de tripper avec eux. Au théâtre aussi, ce plaisir de se retrouver là ensemble sur scène est palpable mais doit être contenu pour les biens faits de la pièce. Alors qu'en musique, il faut la faire sortir cette bête là. Et c'est assez pour me faire craquer d'un bout à l'autre. LaStar avait un espèce de déhanchement que seuls les pianistes peuvent développer, les épaules comme des métronomes et les mains qui jouaient à la vitesse de la lumière (pas de blague, même sur l'écran géant on voyait pas ses mains bouger à la vitesse qu'on entendait les notes). Je ne sais pas si ses disques sont bons (m'en va les acheter dans pas long), je sais pas si c'est un gars qui se prend au sérieux, mais je sais que sur scène, il est chez lui et il est heureux.
Du côté invités moins l'fun, il y avait la mère d'un des kids qui participait au concert qui était vraiment une plaie (la mère, pas le kid). Genre de grosse madame pas de classe, rassemblant tous les stéréotypes que vous voulez et qui fait honte à ses enfants. Elle est restée super longtemps, en mangeant la bouffe des bénévoles sans se gêner, en buvant beaucoup trop compte tenu de la présence de ses enfants. Elle leur criait après comme si c'était des chiens, elle dansait au balcon comme si elle allait réussir à séduire StefiShock avec ses déhanchements (peu probable qu'elle réussise). En fait, elle agissait exactement comme si elle avait 16 ans et qu'elle manquait d'attention. Je l'ai recroisé dans le métro plus tard et elle engueulait le controleur pour je ne sais quelle raison et ses enfants avaient vraiment clairement hâte que ça finisse.
Au final, c'était bien le fun et je lève mon chapeau à ceux et celles qui donnent le temps plus souvent. Il faut vraiment croire qu'on fait la différence une personne à la fois. Sinon, y a les gens comme moi, qui le font pour se sentir bien et généreux.
***
Une autre façon de se sentir bien, c'est d'aller voir A Serious Man, le nouveau film des frères Coen. Franchement digne d'un Barton Fink, écrit de mains de maîtres, avec des acteurs fous et une sobriété toute parfaite à la réalisation.
J'aurais voulu que Fred me demande en mariage ce soir là, comme ça, je n'aurais pas été vieille fille. Mercredi 25 novembre, j'ai 25 ans à la Ste-Catherine. Mon sort est jeté, et une chance qu'on n'est plus dans le bon vieux temps où je me serais contrainte à entrer chez les soeurs pour sauver mon honneur....
Mais au lieu de me demander pour femme, il m'a tâté les ganglions en fronçant les sourcils et il a dit "hum, je pense que tu fais de l'hypotyroïdie". Fred qui va devenir médecin et qui aime tester ses connaissances. Je l'ai regardé avec les yeux gros et je lui ai dit "tu sais que je suis hypocondriaque alors fait attention à ce que tu dis". Fak il m'a expliqué que c'est pas grave, non ça deviendra pas un cancer, non je vais pas me réveiller paralysée et surtout, ça m'empêchera pas de rien faire. Mais c'est peut-être pour ça que j'ai froid et si je veux, je pourrais prendre des pillules. J'ai dit que j'aimais mieux avoir froid, j'ai mis mes 12 chandails et je me suis mise à grelotter (plus de peur, que de froid).
samedi 21 novembre 2009
Limbes, version Cheveux-Magiques
mercredi 18 novembre 2009
Personne ne m'aime
Déjà, ma grippe H1N1 n'en est pas une. C'est rien qu'un vulgaire rhume avec mottons.
Ensuite, je me suis renseignée. L'absence de mon nom sur la superbe affiche de Limbes au CNA n'est pas une bête erreur de tête en l'air. Non, le plus grand théâtre du pays a plutôt décidé de (et je cite) "ne mentionner que les noms des créateurs principaux" pour tous les spectacles.
Ce qui me relègue au rang des collaborateurs secondaires.
Bon. Je veux pas en faire tout un plat. Déjà que ça a déjà un peu dégénéré mais tsé. Je me tape toutes les réunions de prod, 200 heures de répétitions, 43 enchaînements, toutes les crises d'acteurs. On me demande de réaliser toutes les demandes spéciales, je lave le linge, je torche la scène, j'encourage tout le monde. Pis finalement, je suis juste une présence secondaire dans l'équipe.
Come on! C'est pas comme si j'étais arrivée la veille, que je pesais sur les pitons pis that's it. Venez pas me dire que quelque part entre mon assistance à la mise en scène, ma direction de production et ma régie, y a pas quelque chose de "principal".
Ah pis, arrêtez donc d'en engager des assistantes, si on est pas si importantes ça.
Je suis méga full frue!
Et c'est pas comme si on était deux, ou trois, de l'équipe a avoir été omis. Je suis la seule rejet.
Grrrrr!
Et il va falloir que je me calme parce que bon, quand même, ils sont gentils les gens au CNA, ils me donnent des billets pour Ostermeier et ils me font travailler.
Je vais respirer par le nez un peu.
En fixant la méga belle affiche avec pas mon nom.

Troisième rejet de la semaine... Une amie travaille pour les soirées JeunesMusiciensDuMonde et cherchait des bénévoles. Loin de mes habitudes d'accepter ce genre de truc, j'ai quand même dit oui, surtout si ça impliquait aucune responsabilité.
On me donne rendez-vous vendredi prochain pour couper des carottes et servir des jus. Jusqu'à hier où je reçois un mail "ouais finalement, on aura pas besoin de toi".
Come on! Je suis bénévole, c'est pas comme si t'économises en me faisant pas venir. C'est clair que je peux aider.
Nonon, achète-toi des billets et vient encourager la cause, qu'on me dit.
Laissez-donc faire pis étouffez vous avec vos carottes.
Edit: Finalement, ils ont besoin de moi pour vendredi soir. On dirait que ça me tente comme pu vraiment. Mais je vais y aller. D'un coup Antoine Graton veut se marier avec moi.
Ensuite, je me suis renseignée. L'absence de mon nom sur la superbe affiche de Limbes au CNA n'est pas une bête erreur de tête en l'air. Non, le plus grand théâtre du pays a plutôt décidé de (et je cite) "ne mentionner que les noms des créateurs principaux" pour tous les spectacles.
Ce qui me relègue au rang des collaborateurs secondaires.
Bon. Je veux pas en faire tout un plat. Déjà que ça a déjà un peu dégénéré mais tsé. Je me tape toutes les réunions de prod, 200 heures de répétitions, 43 enchaînements, toutes les crises d'acteurs. On me demande de réaliser toutes les demandes spéciales, je lave le linge, je torche la scène, j'encourage tout le monde. Pis finalement, je suis juste une présence secondaire dans l'équipe.
Come on! C'est pas comme si j'étais arrivée la veille, que je pesais sur les pitons pis that's it. Venez pas me dire que quelque part entre mon assistance à la mise en scène, ma direction de production et ma régie, y a pas quelque chose de "principal".
Ah pis, arrêtez donc d'en engager des assistantes, si on est pas si importantes ça.
Je suis méga full frue!
Et c'est pas comme si on était deux, ou trois, de l'équipe a avoir été omis. Je suis la seule rejet.
Grrrrr!
Et il va falloir que je me calme parce que bon, quand même, ils sont gentils les gens au CNA, ils me donnent des billets pour Ostermeier et ils me font travailler.
Je vais respirer par le nez un peu.
En fixant la méga belle affiche avec pas mon nom.

Troisième rejet de la semaine... Une amie travaille pour les soirées JeunesMusiciensDuMonde et cherchait des bénévoles. Loin de mes habitudes d'accepter ce genre de truc, j'ai quand même dit oui, surtout si ça impliquait aucune responsabilité.
On me donne rendez-vous vendredi prochain pour couper des carottes et servir des jus. Jusqu'à hier où je reçois un mail "ouais finalement, on aura pas besoin de toi".
Come on! Je suis bénévole, c'est pas comme si t'économises en me faisant pas venir. C'est clair que je peux aider.
Nonon, achète-toi des billets et vient encourager la cause, qu'on me dit.
Laissez-donc faire pis étouffez vous avec vos carottes.
Edit: Finalement, ils ont besoin de moi pour vendredi soir. On dirait que ça me tente comme pu vraiment. Mais je vais y aller. D'un coup Antoine Graton veut se marier avec moi.
lundi 16 novembre 2009
Something's wrong
Je dois être ultra fiévreuse ou simplement folle parce que j'écoute The Hills. Et j'aime ça.
Vous savez, une de ces super bonnes émissions de fausse télé réalité où des "amies" de 19 ans qui s'habillent comme des madames avec des cheveux trop bleachés vivent à LA et bitchent constamment dans le dos des autres malgré qu'elles soient BFF...
Bon, j'y retourne. J'ai tellement hâte de savoir ce que Lauren va dire à Heidi à propos de son drop out de fashion school...
(Ok, des journées en pyj à rien faire chez nous, pas trop souvent)
Vous savez, une de ces super bonnes émissions de fausse télé réalité où des "amies" de 19 ans qui s'habillent comme des madames avec des cheveux trop bleachés vivent à LA et bitchent constamment dans le dos des autres malgré qu'elles soient BFF...
Bon, j'y retourne. J'ai tellement hâte de savoir ce que Lauren va dire à Heidi à propos de son drop out de fashion school...
(Ok, des journées en pyj à rien faire chez nous, pas trop souvent)
Dans la catégorie "films qui ne m'intéressent vraiment pas"
... on trouve Panique au village, un film d'animation avec la voix de Benoît Poelvooorde et dont le synopsis va comme suit: "Pour l'anniversaire de Cheval, Indien et Cow-Boy décident de commander un barbecue à monter. La malchance s'en mêle et la fête tourne à la catastrophe."
Il y a aussi Pippa Lee, avec Robin Wright. "Pippa Lee mène une vie tranquille jusqu'au jour où son mari tombe amoureux d'une femme plus jeune qu'elle. Bouleversée, elle va sombrer dans une crise existentielle qui la fera réfléchir à sa personnalité."
Bon, si ça continue de même, m'en va en faire moi aussi, des films, puisqu'il ne semble plus nécessaire d'avoir des bonnes idées pour filmer. Ark.
Il y a aussi Pippa Lee, avec Robin Wright. "Pippa Lee mène une vie tranquille jusqu'au jour où son mari tombe amoureux d'une femme plus jeune qu'elle. Bouleversée, elle va sombrer dans une crise existentielle qui la fera réfléchir à sa personnalité."
Bon, si ça continue de même, m'en va en faire moi aussi, des films, puisqu'il ne semble plus nécessaire d'avoir des bonnes idées pour filmer. Ark.
Brico Déco
Y a quelques semaines, je me suis acheté une affiche géante de We Can Do it et je ne sais pas trop où le mettre.
J'ai un grand mur vide dans ma chambre mais Cath pense que ça intimiderait mes futures conquêtes.
Sinon, je le mets dans mon salon mais ça implique décrocher la seule oeuvre d'art originale que je possède...
Dilemme.
J'ai un grand mur vide dans ma chambre mais Cath pense que ça intimiderait mes futures conquêtes.
Sinon, je le mets dans mon salon mais ça implique décrocher la seule oeuvre d'art originale que je possède...
Dilemme.
Encore vivante
J'ai survécu à ma première nuit de grippe, j'en connais un qui va être rassuré et qui ne s'imaginera plus que je me meurs seule chez nous sans personne pour prendre soin de moi.
(N'empêche que ça m'a fait réaliser que y a pas grand monde à Québec pour venir me faire de la soupe poulet et nouilles en cas de fièvre majeure. Et puis, advenant que je sois trop faible pour me cuisiner un verre d'eau, je sais ben pas comment je pourrais aller ouvrir les deux portes barrées entre le trottoir et ma maison... En tout cas, mieux vaut pas penser à ça)
Donc, une journée en pyjama à la maison pour moi aujourd'hui. Me semble que je rêve à ça depuis des mois. Yey!
Je vais pouvoir mettre le plastique sur mes fenêtres, passer le balai, nettoyer mon frigo, arroser mes plantes, faire du lavage... Ou juste m'écraser et surconsommer des films... hum, que choisir?
(N'empêche que ça m'a fait réaliser que y a pas grand monde à Québec pour venir me faire de la soupe poulet et nouilles en cas de fièvre majeure. Et puis, advenant que je sois trop faible pour me cuisiner un verre d'eau, je sais ben pas comment je pourrais aller ouvrir les deux portes barrées entre le trottoir et ma maison... En tout cas, mieux vaut pas penser à ça)
Donc, une journée en pyjama à la maison pour moi aujourd'hui. Me semble que je rêve à ça depuis des mois. Yey!
Je vais pouvoir mettre le plastique sur mes fenêtres, passer le balai, nettoyer mon frigo, arroser mes plantes, faire du lavage... Ou juste m'écraser et surconsommer des films... hum, que choisir?
dimanche 15 novembre 2009
Un point pour moi
Le film dont je parlais, avec Hedda Gabler, ben c'était Le goût des autres. J'avais pas complètement raison sur les détails de la scène finale mais bon.
D'ailleurs, c'était un peu bizarre de voir leur version de la pièce, complètement austère et d'époque versus l'adaptation ultra contemporaine de Ostermeier.
Sinon, je pense bienque Le goût des autres est dans mon top 10 de films ever. Tout dans ce film est parfait et les petits commentaires sur le théâtre sont savoureux.
Bon maintenant si vous le voulez bien, je vais aller combattre mon début de grippe pour pas que mon père capote à croire que sa fille a la H1N1 à 300km de chez lui et qu'il y a personne pour prendre soin de moi.
Sur ce, souhaitez moi bonne chance dans ma lutte aux microbes et aux virus.
D'ailleurs, c'était un peu bizarre de voir leur version de la pièce, complètement austère et d'époque versus l'adaptation ultra contemporaine de Ostermeier.
Sinon, je pense bienque Le goût des autres est dans mon top 10 de films ever. Tout dans ce film est parfait et les petits commentaires sur le théâtre sont savoureux.
Bon maintenant si vous le voulez bien, je vais aller combattre mon début de grippe pour pas que mon père capote à croire que sa fille a la H1N1 à 300km de chez lui et qu'il y a personne pour prendre soin de moi.
Sur ce, souhaitez moi bonne chance dans ma lutte aux microbes et aux virus.
jeudi 12 novembre 2009
Foxy
Je n'ai jamais été fan des films d'animation, mais quand Wes Anderson réunit George Clooney, Jason Schwartzman, Bill Murray, Owen Wilson, Meryl Streep dans un film inspiré d'une histoire de Roal Dahl, me semble que j'ai juste envie de voir Fantastic Mr. Fox.
mardi 10 novembre 2009
Ottawa, mesdames et messieurs, Ottawa-a
(Premièrement, j'aimerais spécifier que le début de ce message a été écrit via iPhone et que franchement, c'est ben pratique un iPhone quand t'es pognée à attendre le bus pendant une heure et demie à Ottawa en pleine nuit)
Y a pas à dire, la place pour chiller à Ottawa le mardi soir, c'est clairement Station Centrale. Y a au moins 2 bums, une madame qui parle toute seule et 2 touristes. Plus moi.
Vous allez me dire que je cours après et que j'avais juste à pas faire de folie pis à pas faire de voyage improvisé à Ottawa. Mais quand on t'offre des billets pour Hedda Gabler, montée par la compagnie la plus hot du monde et par le metteur en scène allemand de l'heure, t'as comme pas le choix d'aller te squeezer les genoux dans le Greyhound et d'avoir hâte que le show commence.
Comme j'avais peur de me perdre en débarquant du bus, je suivais notre progression dans la capitale avec le GPS de mon iPhone pour finalement me rendre compte que je connais un peu trop bien la ville. Fak je suis comme débarqué au milieu de nulle part, j'ai tourné sur moi-même pis j'ai un peu pleuré parce que je savais vraiment j'étais où et que j'aimerais mieux me reconnaître dans des villes exotiques plutôt que dans Ottawa.
Outre les petits alléas de la vie - les fautes d'orthographe dans les surtitres (c'est pas toujours facile les participes passés) et les traductions style automatique (smashed ne se traduit pas vraiment par haché, right? Surtout quand c'est par un marteau...), la madame à côté de moi qui se déballe 3 bonbons pendant la représentation, les surtitres qui font rire le public avant que la phrase en allemand ait été dite ou encore que mes amis m'aient chokée à la dernière minute -, je suis bien contente d'être allée jusque là pour voir le show d'Ostermeier.
C'était beau, c'était froid, sadique. Une vraie Hedda contemporaine, en pleine possession de son ennui et de sa cruauté. C'est peut-être un peu plate comme commentaire, mais le décor était particulièrement extraordinaire, dans le style maison luxueuse où on voudrait habiter. Même si elle fait aussi office de prison, cette maison. Hedda et sa malsaine envie de manipulation cruelle, avec un peu l'attitude d'une adolescente trop consciente de l'effet qu'elle provoque chez les hommes.
Je peux pas dire que j'ai été touchée "émotionnellement" pendant le spectacle, Hedda étant elle même tellement détachée de tout (en apparence, on s'entend), mais la fin est plutôt percutante. Une fin pas comme d'habitude, avec le drame placé de façon complètement différente, complètement absurde mais qui accentue la mort et toutes les raisons qui pousse Hedda Gabler à se tuer.
Et je me suis rappelée un film. Français je crois. Avec une comédienne dedans qui joue Hedda Gabler mais qui au fil du film, refuse d'aller se tuer sur scène et on voit des plans séquences de derrière le décor et on entend le texte et les 2 dernières répliques de la pièce. Et je ne me rappelle plus c'est quoi le film...
Le savez-vous, vous?
Après le show, je me suis garrochée à la gare parce que je pensais qu'il y avait un bus à 22h30 mais non, juste à 23h30. Fak, j'ai remercié le ciel d'avoir mon gadget super puissant pour me divertir pendant une heure et demie dans l'endroit le plus déprimant du pays. Jusqu'à ce que je me fasse fouiller et métal détecteur-er par deux goons en veste antiballes. Ce qui m'a permis de conclure ma journée par une belle sieste paisible dans le bus, sans peur de me faire décapiter par un fou des Prairies.
***
Ces temps-ci, je glande un peu. Je travaille à peine malgré la longue liste de choses à faire pour mes shows. Limbes m'a vidée de toute énergie et comme ça recommence bientôt (à Ottawa justement), ben faut que je recharge ma batterie.
Ah, j'ai un jeu pour vous. Allez donc voir l'affiche de Limbes faite par le CNA et dites moi ce qui cloche...
En fait, je vais vous le dire tout de suite, ce qui cloche. Ils ont mis tous les noms de tout le monde, du dramaturge jusqu'à la lumière, mais pas le mien. Max a deux fois son nom même mais moi, zéro. Je suis un peu outrée et j'ai failli faire scandale dans le hall du théâtre l'autre jour quand j'ai vu ça. Non mais!
J'ai pris quelques cours d'anatomie aussi lundi soir. Mon ami Fred qui étudie en médecine et qui aime beaucoup parler de ce qu'il fait, m'a bien expliquer comment se déroulait une autopsie, l'incision en Y et l'ouverture de la poitrine et comment les étudiants ont chacun leur tour joué dans les entrailles du mort et sortis et pesés les organes et l'ouverture un peu trash du crâne pour aller chercher le cerveau. Même si je trouve ça un peu dégueu et que je préfère me contenter d'un film, je trouve ça vraiment hot qu'il fasse ça. Non mais sérieux, c'est quoi le pourcentage de monde (sain d'esprit) qui ont la chance d'ouvrir un corps et de voir, en vrai de vrai, l'intérieur? C'est très cool.
Dans le métro hier soir, y avait deux petits jeunes qui parlaient filles et ça m'a un peu découragée parce qu'ils semblaient déjà avoir compris la base de ce qui plait ou pas aux demoiselles. Le premier conseillait l'autre quoi faire pour séduire la convoitée et dans ma tête, je me disais, "ouais ça pourrait marcher". My! Ils avaient 15 ans, sont pas supposés déjà tout comprendre aux femmes (bon, vous allez dire que personne ne comprend tout sur les femmes)... en tout cas, je la trouvais presque chanceuse, la fille.
Toujours dans la catégorie absurde, hier soir avec DA, on a fait le line up devant ChezSerge (!) parce que c'était fermé et on voulait 5à7er là (juste parce que c'est à côté du Bain StMichel où il travaille, pas parce qu'on aime l'endroit). Moi, c'était la deuxième fois que j'y allais (la première ne comptant pas vraiment parce que j'étais restée 30 minutes et que j'avais pas vraiment pris le temps d'apprécier le décor, trop occupée à constater qu'ils ne servent que de la MolEx). Bref, cette fois-ci, j'ai eu tout le temps d'apprécier les poteaux de danseuses sur le comptoir, la quantité impressionnante de brassières pendues après la fausse tête d'orignal, le taureau mécanique évidemment, et le poil sur les murs. Du grand chic, je vous jure. Tellement, que j'y retournerai pas.
Y a pas à dire, la place pour chiller à Ottawa le mardi soir, c'est clairement Station Centrale. Y a au moins 2 bums, une madame qui parle toute seule et 2 touristes. Plus moi.
Vous allez me dire que je cours après et que j'avais juste à pas faire de folie pis à pas faire de voyage improvisé à Ottawa. Mais quand on t'offre des billets pour Hedda Gabler, montée par la compagnie la plus hot du monde et par le metteur en scène allemand de l'heure, t'as comme pas le choix d'aller te squeezer les genoux dans le Greyhound et d'avoir hâte que le show commence.
Comme j'avais peur de me perdre en débarquant du bus, je suivais notre progression dans la capitale avec le GPS de mon iPhone pour finalement me rendre compte que je connais un peu trop bien la ville. Fak je suis comme débarqué au milieu de nulle part, j'ai tourné sur moi-même pis j'ai un peu pleuré parce que je savais vraiment j'étais où et que j'aimerais mieux me reconnaître dans des villes exotiques plutôt que dans Ottawa.
Outre les petits alléas de la vie - les fautes d'orthographe dans les surtitres (c'est pas toujours facile les participes passés) et les traductions style automatique (smashed ne se traduit pas vraiment par haché, right? Surtout quand c'est par un marteau...), la madame à côté de moi qui se déballe 3 bonbons pendant la représentation, les surtitres qui font rire le public avant que la phrase en allemand ait été dite ou encore que mes amis m'aient chokée à la dernière minute -, je suis bien contente d'être allée jusque là pour voir le show d'Ostermeier.
C'était beau, c'était froid, sadique. Une vraie Hedda contemporaine, en pleine possession de son ennui et de sa cruauté. C'est peut-être un peu plate comme commentaire, mais le décor était particulièrement extraordinaire, dans le style maison luxueuse où on voudrait habiter. Même si elle fait aussi office de prison, cette maison. Hedda et sa malsaine envie de manipulation cruelle, avec un peu l'attitude d'une adolescente trop consciente de l'effet qu'elle provoque chez les hommes.
Je peux pas dire que j'ai été touchée "émotionnellement" pendant le spectacle, Hedda étant elle même tellement détachée de tout (en apparence, on s'entend), mais la fin est plutôt percutante. Une fin pas comme d'habitude, avec le drame placé de façon complètement différente, complètement absurde mais qui accentue la mort et toutes les raisons qui pousse Hedda Gabler à se tuer.
Et je me suis rappelée un film. Français je crois. Avec une comédienne dedans qui joue Hedda Gabler mais qui au fil du film, refuse d'aller se tuer sur scène et on voit des plans séquences de derrière le décor et on entend le texte et les 2 dernières répliques de la pièce. Et je ne me rappelle plus c'est quoi le film...
Le savez-vous, vous?
Après le show, je me suis garrochée à la gare parce que je pensais qu'il y avait un bus à 22h30 mais non, juste à 23h30. Fak, j'ai remercié le ciel d'avoir mon gadget super puissant pour me divertir pendant une heure et demie dans l'endroit le plus déprimant du pays. Jusqu'à ce que je me fasse fouiller et métal détecteur-er par deux goons en veste antiballes. Ce qui m'a permis de conclure ma journée par une belle sieste paisible dans le bus, sans peur de me faire décapiter par un fou des Prairies.
***
Ces temps-ci, je glande un peu. Je travaille à peine malgré la longue liste de choses à faire pour mes shows. Limbes m'a vidée de toute énergie et comme ça recommence bientôt (à Ottawa justement), ben faut que je recharge ma batterie.
Ah, j'ai un jeu pour vous. Allez donc voir l'affiche de Limbes faite par le CNA et dites moi ce qui cloche...
En fait, je vais vous le dire tout de suite, ce qui cloche. Ils ont mis tous les noms de tout le monde, du dramaturge jusqu'à la lumière, mais pas le mien. Max a deux fois son nom même mais moi, zéro. Je suis un peu outrée et j'ai failli faire scandale dans le hall du théâtre l'autre jour quand j'ai vu ça. Non mais!
J'ai pris quelques cours d'anatomie aussi lundi soir. Mon ami Fred qui étudie en médecine et qui aime beaucoup parler de ce qu'il fait, m'a bien expliquer comment se déroulait une autopsie, l'incision en Y et l'ouverture de la poitrine et comment les étudiants ont chacun leur tour joué dans les entrailles du mort et sortis et pesés les organes et l'ouverture un peu trash du crâne pour aller chercher le cerveau. Même si je trouve ça un peu dégueu et que je préfère me contenter d'un film, je trouve ça vraiment hot qu'il fasse ça. Non mais sérieux, c'est quoi le pourcentage de monde (sain d'esprit) qui ont la chance d'ouvrir un corps et de voir, en vrai de vrai, l'intérieur? C'est très cool.
Dans le métro hier soir, y avait deux petits jeunes qui parlaient filles et ça m'a un peu découragée parce qu'ils semblaient déjà avoir compris la base de ce qui plait ou pas aux demoiselles. Le premier conseillait l'autre quoi faire pour séduire la convoitée et dans ma tête, je me disais, "ouais ça pourrait marcher". My! Ils avaient 15 ans, sont pas supposés déjà tout comprendre aux femmes (bon, vous allez dire que personne ne comprend tout sur les femmes)... en tout cas, je la trouvais presque chanceuse, la fille.
Toujours dans la catégorie absurde, hier soir avec DA, on a fait le line up devant ChezSerge (!) parce que c'était fermé et on voulait 5à7er là (juste parce que c'est à côté du Bain StMichel où il travaille, pas parce qu'on aime l'endroit). Moi, c'était la deuxième fois que j'y allais (la première ne comptant pas vraiment parce que j'étais restée 30 minutes et que j'avais pas vraiment pris le temps d'apprécier le décor, trop occupée à constater qu'ils ne servent que de la MolEx). Bref, cette fois-ci, j'ai eu tout le temps d'apprécier les poteaux de danseuses sur le comptoir, la quantité impressionnante de brassières pendues après la fausse tête d'orignal, le taureau mécanique évidemment, et le poil sur les murs. Du grand chic, je vous jure. Tellement, que j'y retournerai pas.
samedi 7 novembre 2009
Timbrée
J'ai acheté deux carnets de timbres des Canadiens parce que je suis ce genre de groupie là. Pis j'ai acheté un autre carnet de timbre ordinaire avec le drapeau canadien pour les lettres poches, genre mon loyer.
Maintenant, j'attends impatiemment la raison de poster une lettre méritant un timbre de Hockey plutôt que de la reine.
Le problème, c'est que j'envoie tellement de emails et si peu de lettres que je vais sûrement rester pognée avec mes timbres chéris jusqu'au retour des Nordiques, pis là....
Maintenant, j'attends impatiemment la raison de poster une lettre méritant un timbre de Hockey plutôt que de la reine.
Le problème, c'est que j'envoie tellement de emails et si peu de lettres que je vais sûrement rester pognée avec mes timbres chéris jusqu'au retour des Nordiques, pis là....
vendredi 6 novembre 2009
My own private show de boucane
Mon toaster est du genre hyperactif qui remonte pas la toast si tu lui demandes pas.

La bonne nouvelle, c'est que mon détecteur fonctionne bien.


J'ai par contre eu le souvenir d'un épisode de Friends dans lequel Phoebe a des "problèmes" majeurs avec son détecteur de fumée. Le mien a compris plus facilement.
La bonne nouvelle, c'est que mon détecteur fonctionne bien.
J'ai par contre eu le souvenir d'un épisode de Friends dans lequel Phoebe a des "problèmes" majeurs avec son détecteur de fumée. Le mien a compris plus facilement.
mercredi 4 novembre 2009
HA!llywood
Come on Hollywood! Paye tes recherchistes un peu plus cher et ils feront mieux leur travail.
Dans Heroes2, Peter (qui peint le future) fait une toile avec un coin de rue (St-Paul et St-Jacque (pas de e, parce que quelqu'un fait pas son travail)) et le dialogue qui suit est: "Look, it's in french. It must be Montreal."
Bon, là, c'est les scénaristes qui perdent des points.
Peter finit par débarquer à Montréal avec sa pitoune pis dans leur seul plan d'eux en "extérieur" (lire ici devant écran bleu), on peut voir une devanture de magasin en arrière plan et c'est écrit "Pâtisserie magasin". COME ON! Je sais pas si "pastry store" ça se dit en anglais, mais ça se dit pas en français.
Quelque chose me dit que les dialogues en russe ne doivent pas avoir beaucoup de sens non plus....
Dans Heroes2, Peter (qui peint le future) fait une toile avec un coin de rue (St-Paul et St-Jacque (pas de e, parce que quelqu'un fait pas son travail)) et le dialogue qui suit est: "Look, it's in french. It must be Montreal."
Bon, là, c'est les scénaristes qui perdent des points.
Peter finit par débarquer à Montréal avec sa pitoune pis dans leur seul plan d'eux en "extérieur" (lire ici devant écran bleu), on peut voir une devanture de magasin en arrière plan et c'est écrit "Pâtisserie magasin". COME ON! Je sais pas si "pastry store" ça se dit en anglais, mais ça se dit pas en français.
Quelque chose me dit que les dialogues en russe ne doivent pas avoir beaucoup de sens non plus....
dimanche 1 novembre 2009
Dans mon imaginaire
Cette nuit, j'ai un peu déliré.
J'ai rêvé que Pusher avec une super décapotable bleu turquoise rétro avec des gros pneus et un petit pare-brise. Mais elle était pas très large mais il me l'a prêté pour faire un tour et je voulais donner un lift à ma mère mais on rentrait pas deux de large. Fallait laisser sortir une de nos jambes dehors. Elle se conduisait manuelle, la décapotable et pour changer de vitesse fallait tirer sur des poignées et les freins, c'était comme un piton d'ascenseur. Pour allumer les phares et les essuie-glaces, c'était des petites chainettes (comme les lumières de salle de bain) et fallait faire clignoter les phares pour faire les clignotants.
Bref, on s'est arrêtée dans une station service pour faire le plein et y a quelqu'un qui me l'a volé parce que j'avais laissé les clés dedans. Et je pleurais parce que c'était pas à moi et j'essayais de courir après le voleur sur la rue St-Laurent.
Bon, asteure analysez-moi.
J'ai rêvé que Pusher avec une super décapotable bleu turquoise rétro avec des gros pneus et un petit pare-brise. Mais elle était pas très large mais il me l'a prêté pour faire un tour et je voulais donner un lift à ma mère mais on rentrait pas deux de large. Fallait laisser sortir une de nos jambes dehors. Elle se conduisait manuelle, la décapotable et pour changer de vitesse fallait tirer sur des poignées et les freins, c'était comme un piton d'ascenseur. Pour allumer les phares et les essuie-glaces, c'était des petites chainettes (comme les lumières de salle de bain) et fallait faire clignoter les phares pour faire les clignotants.
Bref, on s'est arrêtée dans une station service pour faire le plein et y a quelqu'un qui me l'a volé parce que j'avais laissé les clés dedans. Et je pleurais parce que c'était pas à moi et j'essayais de courir après le voleur sur la rue St-Laurent.
Bon, asteure analysez-moi.
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