samedi 25 février 2012

À date (pour Sophie)

À date, ma 2012 a l'air d'une tempête de neige le 24 février. Un mélange de quelque chose de très beau et de très chiant en même temps, rien de surprenant mais on reste surpris pareil.
Jusqu'à maintenant, j'ai travaillé sur RéjeanDucharme, avec Ines et Inat. Je passe tout mon temps à Montréal, à maudire le métro qui pue et les manifs qui retardent les bus. Je mange les restants des soupers de mes parents en lunch et je soupe très tard à l'Express, assise à côté de gens cool comme JoséeDiStasio. Je remets beaucoup de choses à beaucoup plus tard.
Depuis janvier, j'ai entendu beaucoup trop de gens se plaindre qu'ils étaient fatigués, comme si la fatigue était le gage d'un travail bien fait. J'ai passé beaucoup de temps à me retenir de me plaindre que j'étais fatiguée, comme pour me prouver que j'étais meilleure que les autres. Je dors dans l'ancienne chambre de mon frère, chez ma mère, entourée de poster de PinkFloyd, de carte du monde en cyrillique et du plan du métro de Moscou, menacée par la bibliothèque ultra remplie de gros livres lourds de programmation et de bandes dessinées. J'ai relu tous les Soda, en prenant des bains. J'ai commencé un puzzle de 1000 morceaux, une photo d'Edimburgh dont 300 morceaux constituent le ciel très bleu sans nuage. Il me reste 250 pièces à placer et il semble en manquer une, en plein milieu d'un building, et ça me fait penser à cette histoire d'Iznogoud et de la pièce qui servait de cale à la table bancale.
En 2012, j'essaie très très fort de pas dépenser d'argent. Parce que je prends beaucoup d'avions pour aller frencher dans les Maritimes. Pas assez souvent à mon goût par contre mais j'essaie d'accepter les contraintes que mes horaires me donnent. Je compense par la surutilisation de skype, même si souvent, après 5minutes, mon ordinateur se met à rugir, comme si l'effort immense qu'il faisait aller l'obliger à rendre l'âme dans les secondes.
Depuis le 17 février, je montre à tout le monde la photo de la plus belle fille du monde. Elle s'appelle Sophie et habite à Edimburgh. Elle a la face comme une pleine lune et des grands membres incontrôlés. Elle dort dans les bras de son papa, mon frère, et personne dit rien, on fait juste l'admirer.
Depuis le 30 janvier, je m'ennuie de mon amoureux et je me dis que les amours à distance sont le fléau de ma génération. Je vois presque pas mes amis, j'ai même pas d'explication à donner du pourquoi, je suis juste cloitrée à NDG. Mes amis Cat et Alex déménagent avec leur chum respectif et je me dis que je suis pas à veille de déménager à Moncton.

À date, c'est ça 2012.
Ça et des prédictions pour les gagnants des Oscars que j'ai faites complètement à l'aveugle puisque de tous les nominés, je n'ai vu que le WoodyAllen et ça me déprime d'être si peu allée au cinéma en 2011.

vendredi 13 janvier 2012

Un bilan wannabe

J'avais écrit un beau texte baveux sur comment mon année 2011 avait été parfaite, avec ses vieux amis et ses nouveaux amis et ses beaux projets et ses belles rencontres et l'amour. J'avais écrit un texte qui me tapait sur les nerfs de trop de beaux sentiments bien placés pour le début d'année.
Alors je l'ai deleté.
Parce que anyways, ceux de qui je faisais l'éloge l'auraient pas lu. Ceux que j'aurais omis se seraient sentis délaissés. Et puis y a toujours ben des limites à vouloir flasher.

En gros, je vous résume ça. 2011, c'était magnifique. Aujourd'hui 12 janvier, je vais bien bien bien. Je suis heureuse, je suis comblée, je suis amoureuse et je souhaite ardemment que 2012 soit à la hauteur.

jeudi 8 décembre 2011

Carnet de tournée - déjà finie...

Je pense que ma tentative de commenter régulièrement ma tournée acadienne est un échec retentissant. C'est pas plus grave que ça. C'est juste un signe évident que je pensais avoir plus de temps pour moi, que je savais pas trop à quoi m'attendre finalement.
Mais la tournée en générale a vraiment très bien été. On a eu de superbes salles! Avec beaucoup de monde, en comparaison avec les audiences habituelles. Même G et T qui ont des années d'expériences de tournée acadienne, étaient impressionnés!
On a fait quand même pas mal de route. On a pas vu d'orignal (ma crainte d'en frapper un étant la seule chose capable de me garder réveillée à 5am dans le camion qui roule à 120km/h sur le chemin des Ressources), mais on a vu 3 chevreuils (au centre-ville de St-John's) et 1 renard (pas loin du TimHorton's de Quispamsis) et un aigle (dans la vallée de la Matapédia).

En quittant Ottawa, j'étais pleine de bonnes intentions culinaires. Je me disais que je ne mangerais pas des patates tous les jours et que je slackerais les déjeuners-2-oeufs-bacon. Je suis même allée m'acheter une grappe de raisin et une boîte de clémentine ultra acides. Évidemment, ça a pas pris 3secondes que je mangeais des petites patates déjeuner avec les gars. À tous les matins. Ouin, j'ai peu overdosé de gluten, oeufs/bacon, gras, beurre, etc. Une chance que je dépensais pas mal d'énergie en montage/démontage parce que sinon, je serais revenue avec un lourd souvenir de tournée.

Assez rapidement aussi, G et T se sont mis à rire de moi un peu parce que je voulais toujours une chambre avec vue. Je savais jamais c'était quoi la meilleure vue, mais j'en voulais une.
Comme à St-Jean, on était deux nuits dans un hôtel mi-luxueux sur le bord de la baie. Avec notre chance, on a eu trois chambres avec vue sur l'autoroute, du côté opposé à l'eau. Avec au dessus de l'autoroute, un gros rocher laid avec des lettres géantes épelant St-John mais avec le n qui allumait plus. De toute beauté.

À Miramichi, je pense que c'était le pire hôtel de la run. D'abord, y avait pas de chauffage dans la chambre, pas de pression dans la douche et évidemment, juste de l'eau froide, pas d'internet (bienvenu dans le 21e siècle!!!) et pas d'ascenseur (un calvaire pour moi et mes 4 valises). Mais surtout, tout l'étage, sauf ma chambre, était occupé par un genre de groupe familial weird avec des petites filles de 8 ans qui courraient partout dans les corridors en mangeant des biscuits pendant que les parents veillaient dans le corridor, assis sur les fauteuils sortis de leurs chambres, avec des verres à bière en plastique remplis de vin rouge cheap qui sent fort. C'était assez impressionnant de voir tous ces parents là se paqueter pendant que les enfants foutaient le bordel. Et ça a duré jusqu'à tard dans la nuit.
Le meilleur, c'était à Tracadie. Parce que T et moi partagions un chalet sur le bord de l'eau et parce qu'on était proche des salles de spectacles, on commençait plus tard alors j'avais le temps d'aller marcher sur le bord.



Le premier matin, c'était plein de neige et il faisait frette un peu et y avait des traces de renards dans la neige. Le deuxième matin, c'était chaud et tout était fondu et la lumière était comme dorée, magnifique.



Le chalet était parfait aussi, avec un foyer au gaz et le câble pour qu'on puisse écouter une game et une grande douche dans laquelle d'un côté y avait mes six bouteilles de shampoing-revitalisant-savon-lait-gel-etc et de l'autre côté, une seule bouteille de OldSpice. J'pense c'est là que T a réalisé que j'étais beaucoup plus fifille qu'il pensait.
À Caraquet, l'hôtel était pas super mais on avait vue sur la mer, avec une promenade en bois et des goélands géants qui tournaient autour des bateaux de pêcheurs.


Mais dans ma poubelle de chambre, y avait quand même déjà une serviette sanitaire utilisée et y avait aussi quelques longs cheveux dans le bain. Ça, c'était moins bucolique, mettons. Le plus cool de Caraquet, c'était quand on est arrivé et que G m'a pointé toutes les places dont Boy parle dans le show. Théâtre du Bocage, Chez Toutoune, Café Phare chez Bobby, le vieux couvent, etc...
Au Bic, on avait l'Auberge à nous tout seul. On a même pu choisir nos chambres. J'avais celle avec vu sur le cimetière, avec la douche qui était soit brulante, soir gelée. Annexé à l'auberge, y avait le bar LeVillageois, au décor très chaleureux, tout en bois, avec une immense tête d'orignal et une de chevreuil sur les murs et une table de billard et juste des habitués, évidemment. Avec la barmaid tellement smat qu'elle nous a installés dans le resto de l'Auberge pour qu'on puisse écouter la game avec du son. Y avait aussi les cuisinières qui sont rentrées travailler plus tôt juste pour nous faire à déjeuner et dont on entendait les dialogues criés de la cuisine. Ça ressemblait à ça:
"A- Ark, tu sens donc bien le poisson, c'est dégueulasse.
B-Ouin ben habitues toi parce que je retourne pas chez nous avant demain soir.
A-Crisse de cochonne
B-Faut ce qui faut....
"
Et on pense que c'est B qui nous a fait nos pains dorés...

Après Grand Sault, on avait un peu la chienne de ce qui nous attendait dans chaque salle. Finalement, tout a pas mal bien été. Pas d'autres grosses surprises du genre. Par contre, on a eu en masse de techniciens de 15ans boutonneux et plein d'attitude. Le pire était probablement le "DT" de la salle de Fredericton, âgé de max 16 ans et qui était convaincu que bien faire sa job était de rester enfermé dans son bureau à surfer sur son ordi pendant que nous travaillions dans "sa" salle. Il est pas le seul "dt" à croire ça, me direz-vous... C'est vrai que ça a pas rapport avec son âge. Mais n'empêche que j'aurais eu envie d'aller le secouer et d'y expliquer la vie. Surtout après que j'y ai dit, en français, "on a besoin de pendrillons à jardin" et qu'il me réponde, avec un sourire fendant "jardin...? I never know if it's StageRight or StageLeft. Never thought it was worth learning anyways". Argh!
Y a aussi eu la pire technicienne ever. Elle, je l'aurais secouée aussi juste pour la punir de donner une si mauvaise image des filles tech. Elle marchait à -10km/h, regardait tout le monde travailler avec un air abasourdi, comme étonnée d'être là, forçait absolument sur rien (après avoir bougé 5 chaises en 4 voyages, elle a pris une pause!) et quand on lui a demandé une power bar, elle a dit, après un délai de 90secondes, "C'est quoi, une power bar?"...
Y a eu Gilles, le trop motivé monsieur de 60ans, à Kedgwick, qui voulait tellement mais tellement nous aider mais qui finissait toujours par être dans le chemin parce qu'il faisait n'importe quoi et c'était plus épuisant qu'autre chose. Il me tapait un peu sur les nerfs aussi parce qu'il arrêtait pas de me prendre les trucs des mains, comme si tout était trop lourd pour moi. Mais j'ai été vengée quand il m'a forcée à lui donner le rouleau de tapis de danse et qu'il n'a pas été capable de le transporter. Il m'a dit "ouais, t'es forte pour une fille". J'y aurais donné un coup de rouleau de tapis si je m'étais pas retenue.
À Kedgwick toujours, y avait aussi Yvan, qui a pris 15 minutes durant le démontage pour m'expliquer (pendant que je travaillais et qu'il restait planté à côté de moi à jaser) qu'il avait deux jambes en plastique (petits coups et sons à l'appui) et qu'il avait pas peur de se casser une jambe dans la neige dehors à cause de ça et que les docteurs lui avaient dit qu'il marcherait plus jamais et depuis, il a paralysé deux fois et qu'un de ses chums rencontré dans un centre de réhabilitation s'était pendu. C'est là que je suis partie, sans rien dire. Parce que bon, Yvan, on s'entend que déjà, c'est lourd que tu me racontes ça. C'est encore plus pénible que tu le fasses pendant qu'on travaille.

À chaque ville, la/le responsable de la programmation culturelle présentait le show. Généralement, il/elle remerciait les commanditaires et annonçait les shows à venir (La famille Dion chante Noël - à Memramcook, entre autres). Mais certains d'entre eux avaient tendance à vouloir vanter notre show, ce qui est un peu absurde vu que le monde assit dans la salle a déjà acheté leurs billets et qu'on a pas besoin de les convaincre de venir. Quand même, la grande gagnante, c'est la madame de Shippagan qui a dit quelque chose qui ressemblait beaucoup à: "Vous allez voir ce soir un spectacle extraordinaire, rempli de belles émotions, vous allez vous en rendre compte pendant le show. Boy fait preuve d'une très grande versatilité, il a même gagné deux prix importants pour la qualité de son jeu. Vraiment un show extraordinaire. Place à Boy!" Et pendant tout ce temps, Boy est sur scène, les yeux écarquillés, sans réussir à croire qu'il entend ça. Et le public qui angoisse de pas tout comprendre, tout d'un coup, de ce show parait-il si extraordinaire... Y a aussi eu la dame de Tracadie qui faisait ça pour la première fois et qui a dit "Place au cinéma!". La dame de Kedgwick, elle, avait écrit un long long long texte très littéraire qu'elle était incapable de lire de manière naturelle et probablement à cause de ses broches, on comprenait rien de ce qu'elle disait, à part le bout "si l'envie vous prend de vous imprégner déjà de la magie de Noël..."


Ça fait que je suis revenue depuis mardi. Et depuis mardi, ma valise est éventrée dans mon salon et j'éparpille au fur et à mesure ce que j'en sors. Comme si je désirais secrètement étirer le sentiment de tournée, comme si je voulais pas trop revenir à ma réalité. Parce que la tournée, comme le disait T, c'est une bulle intemporelle à l'extérieur du reste du monde. Mais j'ai pris du retard partout autour et il faut que je la pète, cette bulle là. Et surtout, il faut que je m'occupe l'esprit jusqu'au 16, jour d'arrivée de mon Indien*.


(*histoire à suivre...)

lundi 21 novembre 2011

Carnet de tournée - jour 7 - Grand Sault

Première expérience dans le monde de la tournée en Acadie.

Aujourd'hui, on était supposé faire notre montage. Le show est juste demain soir mais comme c'est la première salle, on voulait avoir de l'avance. Alors on est arrivé vers 14hres et on a commencé à décharger le camion.
La madame responsable arrive, bien gentille. Mais elle nous explique que demain matin, y a un autre show. Elle a pas l'air de réaliser que si on s'installe, on va être dans le chemin de l'autre show, que de toute façon, on veut pas se faire abîmer notre tapis de danse et que, wtf, on a réservé la place depuis juillet?! On comprend que elle, elle gère le comité culturel de la ville et qu'une autre madame gère la salle pour des shows pour l'école (la salle est dans une polyvalente). De toute évidence, ces deux madames-là ne se parlent pas souvent.
On finit de déloader le camion et les filles de l'autre show arrivent (dont une que je connais, parce que ce sont des filles de Québec - le monde est petit). Elles sont d'accord avec nous; ça a pas de bon sens de monter deux shows un par dessus l'autre alors on décide de juste monter la moitié du stock, la moitié qui sera pas dans leurs jambes.
Ensuite, la madame de la salle nous apprend aussi que ce soir, y a une projection de film et que le montage de l'écran de cinéma se fait maintenant. Bon. Alors on est trois équipes à travailler simultanément sur la scène...
Les gars qui s'occupent de la projection de film arrivent et ils ont comme 14 ans et ce sont des étudiants de la polyvalente et ce sont aussi les "responsables" de la salle. (La fille du show de demain matin lui demandait des permissions pour s'installer par ci par là et je me disais qu'être dans sa situation, je ne me prendrais pas au sérieux.)

Les gars ont installé leur écran qui tombait pile au milieu de la scène, les filles ont débarqué leur matériel. Nous autres on a monté l'éclairage arrière et les sides et notre kit de son. Tout le monde a décidé d'arriver plus tôt demain pour finir la job.

Ça l'air que ça va être de même partout. Des fois, ça se peut qu'il n'y ait personne pour nous ouvrir, qu'il y ait déjà un décor de monté sur la scène, que les choses demandées soient pas là... Faut rester prêts à s'ajuster.
G et T, les deux gars avec qui je vais travailler pour les 2 prochaines semaines, ont fait des années de tournée ensemble et racontent que parfois l'équipe technique, ce sont les étudiantes en talons hauts de secondaire 4 ou encore, le club de l'âge d'or...
Une chance qu'on a pas un gros décor.




















Ci-haut, la vue de ma chambre d'hôtel.
On voit malheureusement pas le "plus petit pont couvert au monde" qui se trouve de l'autre côté du motel (sur le bord du "lac"). G m'a dit qu'il y a quelques années, y avait un programme qui encourageait la création d'œuvres de ce genre ("la plus petite..." ou "le plus gros...") alors y a plein d'affaire de même dans la province. À notre motel, c'est le plus petit pont couvert et au motel Léo, juste à côté, c'est la plus grosse patate au four du monde (mais c'est pas une vraie patate, je suis un peu déçue. Mais la sculpture est recouverte de papier alu...)
Ça parait pas sur la photo mais il a fait -14 aujourd'hui. En comparaison avec le +11 d'hier à Ottawa... ça fait remercier le Dieu-des-filles-obsessives-qui-amènent-des-manteaux-d'extra-dans-leur-valise...

samedi 19 novembre 2011

Carnet de tournée - jour 5

Ottawa, c'est déjà terminé. C'est pas moi qui va se plaindre.
Je comprends pas cette ville. C'est inévitablement plate. Après 12hres, on dirait qu'on a fait le tour. Le monde est pas très beau, y a beaucoup d'itinérants chauds et trashs, après 21hres y se passe plus rien... no wonder que ça fait deux jours de suite que l'équipe de natation manitobaine qui dort sur le même étage que moi fait bruyamment la fête non stop dans une chambre (on les croise à la machine à glace, en train de remplir des poubelles avec des glaçons).

Je chiâle là, mais au final, ce fut une pas pire semaine. Six shows en quatre jours, un peu rock n'roll pour Boy, mais cinq excellents shows et super public en délire (le sixième était une matinée scolaire présentée devant 25 étudiants de 13ans inscrits dans le programme de rattrapage et qui s'en calissaient pas mal de vivre leur première expérience au théâtre). Et puis, on a aussi eu droit à une extrêmement mauvaise critique dans LeDroit, un papier qui accusait Boy d'être "un acteur-robot sans émotion". Et comme c'est beaucoup trop gros pour qu'on y croit ou que même, on se pose des questions sur la pertinence des propos, on a juste ri. J'ai même acheté le journal pour qu'on puisse lire et relire l'article.

Demain matin, on quitte et on fly directement à Grand Sault (N.-B.). On va loger dans un hôtel avec piscine et bain tourbillon. Ça me changera sans doute de la chambre 1015 du QualityHotel (dont la qualité est presqu'à 100% dans le nom et pas dans les chambres) avec ma vue sur le chantier de construction et la grosse grue (c'est les gars qui travaillent là qui seront tristes de ne plus me voir nue tous les matins après ma douche - mes rideaux ferment pas complètement).

Il semblerait que je n'ai pas appris encore. Ma valise est beaucoup trop pleine de choses inutiles. En la faisant, lundi dernier, j'arrivais pas à me convaincre que je n'aurais pas besoin de 2 pantalons, 3 jupes, 5 robes, 17 tshirts, 6 chandails chauds. Mais en 4secondes à Ottawa, j'ai compris mon erreur. Obsessive, je vous disais. LaBolivie a tellement ri de moi. J'y ai envoyé un inventaire de mon stock et une photo de ma valise qui ferme pas, avec mes bottes et mon gros manteau qui dépassent. Lui qui habite dans sa valise, il m'a trouvé drôle. En plus que durant les quelques moments de congé que j'ai eu ici, j'ai un peu magasiné (qu'y a-t-il d'autre à faire?) et je me retrouve avec trois nouveaux livres (en plus des cinq que j'avais déjà) et quelques guenilles de plus. En fait, le problème majeur réside dans le fait que je reviens en avion. Si je voyageais en voiture, je pourrais me permettre d'avoir 5 sacs éparpillés et de faire 4 voyages entre le coffre du char et mon appart. Mais là, c'est pas le cas.
Et là, évidemment, il faut que je la refasse, en prévision de mon départ demain. Je vais essayer de trouver une manière d'avoir accès aux bobettes et aux bas sans tout vider à chaque fois.

Demain, départ au lever du soleil, pour une journée de 10hres de route.
C'est mon cul qui va être content.

vendredi 18 novembre 2011

What I Got

Mon iTunes étant sur "aléatoire", j'ai parfois des surprises. Et ce soir, en entendant du Sublime, j'ai un flash de mon secondaire3 et de mon amie Kim qui m'avait demandé si je voulais me joindre à elle et à d'autres filles qui voulaient jouer la toune Santeria au show de fin d'année. Et j'avais dit oui, oui à être la chanteuse (alors que je connaissais même pas la toune ni l'anglais). Finalement, le projet est tombé à l'eau de lui même et je remercie Dieu tout puissant qui m'a épargné d'une autre humiliation dont mon égo ne se serait peut-être jamais remis.

dimanche 13 novembre 2011

Si Adelita quisiera ser mi esposa, y si Adelita ya fuera mi mujer, le compraría un vestido de seda para llevarla a bailar

Demain matin, je vais reconduire LaBolivie à l'aéroport. J'ai promis de pas pleurer. J'essaie de pas penser aux semaines qui s'en viennent sans lui, aux mois, à l'année même. Je sais que ça fait partie du métier, les séparations, les fins. Mais celle-là semble tellement plus définitive. La page se tourne beaucoup trop brusquement pour mon cœur. Je perds mon meilleur ami des dernières semaines, mon complice de tous les jours. Jamais jamais jamais j'aurais cru, en commençant ce show-là, que je le finirais comme ça, angoissée par la fin, déchirée par une séparation prévue d'avance, triste à mort.
Hier soir, y avait son party de départ chez Médée. Comme c'est aussi un peu mon départ, puisque je ne reverrai plus le show, j'ai fait des adieux temporaires à tout le monde. Évidemment que ces au revoir là , sachant que je peux croiser tout le monde à la Brûlerie ou dans une salle de répétitions, ça se fait tout seul.
On s'est couché à 5am, dans un état euphorique comateux je dirais. Après de belles longues discussions émouvantes et de grandes déclarations et quelques pas de danse et beaucoup de bouffe et encore plus de vin. Mais j'aurais voulu que la nuit finisse jamais. Et je voudrais que demain matin arrive jamais non plus.

Cet après-midi, j'ai su que contrairement à ce que je pensais, je ne passerai pas la journée de dimanche prochain à Québec. Je quitte mardi matin pour Ottawa et on fly direct après les shows vers l'Acadie. Ce qui veut dire qu'il me reste très peu de temps pour décider de ce dont j'aurai besoin dans le prochain mois. J'ai retrouvé dans le fond de mon garde robe mes bottes d'hiver et mon gros manteau en plumes. Mais dans mes piles de stock, y a aussi mes ballerines vertes et mon maillot de bain (parce qu'à Grand Sauts, paraît-il que ce sera utile).
Je me dis que ce départ là réussira sans doute à me faire oublier celui de LaBolivie, étant moi même éjectée de mon quotidien québécois. Si je me fie à la belle semaine à Moncton qui vient de se passer, hautes en couleurs et en émotions, les charmes du reste de la péninsule devraient avoir le même effet. Je passe à une toute autre réalité, sans Médée, sans LaBolivie, avec Boy, avec un tout autre accent, avec une grosse valise, avec l'Acadien aussi. Je suis pas complètement prête mais j'ai quand même hâte.

La semaine à Moncton a été parfaite. Évidemment, Boy triomphe.
Et on réagit comme on peut, à l'acadienne, en ayant le coude léger et le rire gras. En quelques jours, j'aurai eu droit à ElOtro, refusant d'aller au lit dans ma chambre d'hôtel (trop saoul pour conduire), tombant en bas de son lit, nu et éberlué. Y aura aussi eu la game sur écran géant (mais l'image renversée et sans le son), la nuit à côté des ronflements de tracteur de l'Acadien et la tempête tropicale du vendredi matin, les longues discussions google chat matins et soirs avec LaBolivie, les levers de soleil en direct dans ma fenêtre qui donnait sur la rivière et les "hot continental breakfast included" trop cuits. Y aura eu mon mal de coeur d'après nuit blanche et mon combat pour survivre au vol Moncton-Montréal. Y aura eu le show à Memramcook dans une des plus belles salles, toute en bois (même les sièges), avec l'obligation de faire la régie debout (si je voulais voir le show) et le début officiel de la tournée.
Y aura eu aussi la décision professionnelle la plus difficile à prendre de toute ma petite carrière. Choisir entre deux shows, deux amis, deux beaux contrats. Une décision impossible à prendre que je retardais autant que possible jusqu'à ce qu'on me donne 24hres de deadline pour répondre. Je suis en paix avec ce que j'ai choisi, heureuse. C'était la bonne chose à faire mais j'ai quand même le cœur brisé (toujours!) de délaisser un bout de tournée avec Boy. Jusque là, j'avais toujours pris mes décisions avec mon coeur, peu importe le fric, la durée, ce qui comptait c'était avec qui. Mais quand tu dois choisir entre deux grands amis, deux précieux collaborateurs, deux artistes que t'admires, choisir avec le cœur devient impossible.

Bon. Je retourne à ma valise à demi éventrée. Mais je vous laisse entre bonnes mains, une chanson que LaBolivie m'a offerte dans un de ses immenses éclats de rire.

samedi 5 novembre 2011

Everything I do...

Faudrait que j'apprenne à relativiser.
Y fallait que je rencontre LaBolivie pour qu'il me fasse remarquer en moi ce côté obsessif et surtout, pour que je l'accepte en riant.
Parce que bon, c'est vrai que je pars toujours de chez nous avec deux chandails de plus au cas où il ferait froid, une autre paire de chaussures au cas où j'aurais mal aux pieds, un peu de bouffe au cas où j'aurais faim, un livre au cas où j'aurais du temps toute seule, mes écouteurs au cas où je doive marcher longtemps, mes mitaines et ma tuque au cas où il ferait soudainement -10, etc... (et ce, même si je sais que je vais à l'épicerie et que je reviens tout de suite après). Parce que je suis le genre à faire mon saumon mariné à 1am et à laver le four à 3am en rentrant dans mon appart qui pue le jus de boeuf qui a coulé dans le fond du four y a trois jours. Parce que je suis incapable de m'asseoir dos à une pièce remplie de gens, parce que j'ai 15 déodorants dans ma pharmacie et 10pots de crème pareils...
Je pourrais continuer longtemps avec des exemples du genre.
Alors donc, LaBolivie qui me dit que je suis obsessive et c'est bien trop vrai. La preuve: ça fait plus de 15jours de suite que je passe avec lui et même si je m'ennuie des autres amis, je fais aucun effort pour les voir parce qu'au final, c'est quand même avec LaBolivie que je veux être. Entre autre parce qu'il quitte trop bientôt et que je le reverrai pas (du moins, pas avant longtemps) et aussi pour rattraper le temps envolé où je l'avais à côté de moi sans réaliser à quel point il était extraordinaire.
Obsessive parce que ça me fait tout le temps ça. Quand je trippe à fond avec des gens, je ne laisse aucune place à rien d'autre. Et quand ça se termine, une vague de tristesse et d'angoisse m'envahit. Celle de Médée, je la vois qui s'approche et je la redoute. LaBolivie m'a déjà diagnostiquée "dépression post-partum", même si c'était plus son accouchement que le mien.
LaBolivie avec qui j'ai vécu mon premier moment "mystique", à la BasiliqueSteAnnedeBeaupré (dans la chapelle remplie de lampions allumés et à l'air lourd et rare); avec qui je me rends compte que mes connaissances historiques et grammaticales sont très limitées (parce que je suis toujours incapable d'expliquer correctement ou de répondre simplement aux questions); avec qui on ne peut que rire, rire, rire encore; qui me fait lire ses textes dont la beauté m'émeut.
Je me rends compte qu'il ne me reste que deux petits jours avec lui et ça m'effraie. Ça m'effraie d'autant plus que soudainement, l'idée d'aller traverser l'Acadie avec Boy ne m'enchante plus autant. Et ça, c'est pas normal. Même si je sais que je vais voir L'Acadien, que Boy et moi seront heureux et que rendue là, tout va se placer.

Cette semaine, je suis allée chez l'esthéticien (un homme au physique particulièrement étrange mais aux mains de fées) qui, en plus de m'expliquer des choses fort utiles que j'ignorais, m'a un peu pseudo-psychanalysée. Habituellement, ça m'énerve ces affaires-là (comme mon ostéopathe que je boude intensément depuis qu'elle a essayé très fort de me convaincre que j'avais eu une enfance moche). Mais cette fois-ci, je me suis laissée faire. C'était pas gros, comme pseudo-psychanalyse. Il m'a en fait juste dit que chaque zone du visage est reliée à un organe ou une partie du corps et à une émotion. Et que celles qui sont plus maganées dans mon visage sont celles de l'estomac (et des soucis) et de la circulation lymphatique (et du chagrin). Voilà qui en dit surement long sur mon état psychologique des dernières années...
Pis c'est pas la séparation prochaine qui aidera.

lundi 24 octobre 2011

Journée de même (suite et fin)

Du grand Adèle, oh oui, ça c'est moi tout craché.
Après mes quatre heures de cuisine, qu'est-ce que j'ai fait? J'ai escamoté les dernières minutes de "mijotement" du couscous pour aller rejoindre LaBolivie dans un pub du VieuxQuébec pour qu'ensuite, on aille souper au Cercle.
Oui! Classique Adèle. Qui a un frigo qui déborde d'affaires prêtes à manger, qui sent la bouffe à plein nez, qui est toute fière d'elle. Et qui décide quand même d'aller dépenser de l'argent dans le même resto que toujours, pour manger la même affaire que toujours, au même pris trop élevé que toujours.
Pis là ben, y est passé 1am et je dois me lever à 6am et je suis en train de faire cuire mon saumon qui marine depuis tantôt et ça sent l'érable brûlé dans l'appart et je me décourage.

dimanche 23 octobre 2011

Journée de même

Ce matin, je me suis levée à 8am, avec les yeux pas en face des trous et les cheveux à la IronMaiden et je suis allée faire mon lavage et j'ai fait ma vaisselle et j'ai bu mon café en vidant un poulet et j'ai réussi la moitié d'un mots croisés* et j'ai fait ma liste d'épicerie et mon horoscope me dit: "Ne ratez pas l'occasion de consolider vos liens avec une nouvelle personne intrigante" et je sais de qui il parle.

(*Les mots croisés, ma nouvelle passion, depuis que je suis abonnée gratuitement au Devoir pour un mois.)

Cet après midi, j'ai fait l'épicerie, je suis allée faire le tour de l'Île et manger des croissants à LaBoulange avec Clo et Inat, je me suis surextasiée sur la lumière et sur la vue, j'ai dégusté assez de cidre de pommes pour être quasi feeling.

Ce soir, j'ai un rôti de palette au four, un couscous qui mijote, des légumes vapeurs, un gratin de patates douces dans la salle d'attente et un saumon qui me fait de l'oeil dans le frigo.

J'ai jamais été aussi prête à passer six jours de 8am à 24pm dans une salle de théâtre. J'ai de la bouffe pour LaBolivie, pour moi et pour qui en voudra. J'ai fait le plein de grand air et de lumière pour pouvoir tenir plusieurs jours dans le noir à l'air recyclé. J'ai vu mes amis en prévision de la semaine à passer avec les mêmes dix personnes.

Ça fait que oui, j'pense que j'ai hâte à la folie qui va me tomber dessus dès 8am demain.

Réconfort (genre de...)

Quand t'es trop saoule ou vedge pour marcher jusqu'au AshtonStJean/AshtonCharest, y a le 522-GRAS. Une alternative dont juste le nom devrait te donner le goût de retourner de bord.
Mais si t'as le courage, si t'es écervelée, si t'es juste fatiguée ou affamée, ben tu vas là pis tu payes 6piasses pour une petite poutine qui se mérite un 6sur10 pis tu marches pour retourner chez vous après parce que c'est pas assez loin pour justifier le taxi pis tu répètes à plein poumons que tu marches "dans l'automne" en planifiant une journée sur l'Île pour le lendemain en espérant pas te lever trop tard même si y est déjà trop tard. Pis t'arrives chez vous pis tu te couches pas, parce que t'es high pis que t'as le ventre plein de 522-GRAS. Pis tu te rappelles pourquoi ça faisait six mois que t'avais pas mangé de poutine pis tu maudis un peu LaBolivie qui avait envie de goûter à ça pis qui t'a donné le goût.
Pis tu peux pas t'empêcher de penser à P qui était à ton party pis à qui t'avais un peu proposer une date mais sans jamais y donner suite pis tu te demandes si c'est gênant.
Tu regardes l'heure et y est 3:02 et dans 29heures tu vas être au travail et juste cette pensée-là t'écœure un peu parce que les weekends sont jamais assez long.

lundi 17 octobre 2011

La lecture comme aphrodisiaque

Je sais pas pourquoi ça m'a toujours turnée on la lecture. La lecture au sens large, turnée on au premier degré, pas intellectuellement parlant. Ben, intellectuellement parlant aussi mais là, je parle pas de ça.
Me semble que c'est romantique la lecture. Me semble qu'une scène d'amour parfaite commence par un des deux protagonistes qui lit. Sur le bord de la mer, sur un balcon, dans un hamac, sur un banc de parc, dans un divan, dans un lit, dans un char, dans une salle d'attente, dans le bus, en marchant. Un gars qui lit, presque peu importe quoi, c'est sexy.
Je sais pas si c'est la température qui augmente cet effet-là, si c'est le livre que je lis là (recommandé par ma mère, avec un avertissement pour "public averti" parce que assez cru au niveau des descriptions sexuelles), si c'est mon contrat qui achève. Mais j'aurais juste tous les jours envie de me coucher sous mes 2tonnes de couvertures, avec la fenêtre entr'ouverte, avec mon roman entre les mains et une paire de pieds froids et de mains chaudes qui viennent se coller contre moi au beau milieu d'un chapitre.
Y a quelques mois, y a eu Lévis qui m'a un peu fait vivre cette scène rêvée-là. Je la garde précieusement en mémoire en attendant le prochain qui sera game. Pis je vais continuer de m'enfoncer dans "le sablier des solitudes" de JeanSimonDesrochers. Pour le beau titre si mélancolique (et pour tout le reste du livre aussi).

vendredi 7 octobre 2011

Octobre

Autour de moi, tout le monde a l'air d'aller bien. Les jobs pullulent, les enfants se font concevoir, les billets d'avion s'achètent.
Pis moi, ben je me demande comment je vais. Je refuse de fermer complètement mes fenêtres, je m'enroule dans les épaisseurs en laine en espérant qu'un jour, je n'aurai plus le goût de juste aller me coucher.
Dans un mois, je serai quelque part en Acadie pour trois semaines, y a au moins ça.

Pis pour me faire patienter, j'écoute ça sur repeat pis je pense à toi.
(Heaven is a place on earth with you)






Hier, je suis allée voir TimberTimbre en show. C'était extraordinaire. Je vais jamais voir des shows de musique parce que le monde me tape trop sur les nerfs. Mais là, le show upstageait la fille avec le chapeau et les gants qui dansait (même si c'est vraiment pas de la musique pour danser) dans un genre de mix entre la transe et Beyonce.
La première partie, c'était TheBarrBrothers, première fois que je voyais un band avec une harpe dedans. Très hot très hot. Et puis TimberTimbre, ben, c'était parfait. Une super ambiance mystérieuse et presque toutes leurs tounes juste assez pareilles pour qu'on les reconnaisse mais bien modifiées pour qu'on aie pas l'impression d'écouter le cd. C'était fort, puissant.
Les musiciens en pleine maîtrise de leur art sont riches, riches et libres. J'ai toujours eu cette impression là. Et j'ai toujours été ultra jalouse de ceux qui ont le pouvoir de jouer de la musique, le pouvoir de contrôler les notes, de jammer en groupe.
Je me suis laissée bercer, j'ai fermé mes yeux, je les ai écoutés. Comblée. Ça résonnait à l'intérieur de moi, ça me brassait. Et je suis sortie de là en flottant, avec en écho la drôle de voix de chanteur et les sons distordus du violons de la fille et le piano pas trop loin.
C'était une bonne soirée.

Ce midi, je regardais Alex se préparer pour sa date de ce soir. Pour sa 2e date avec un gars sur qui il tripe pas très fort et qui est un peu "crampe", Alex allait chez le gars, à Beauport, y faire à souper (du risotto - la spécialité d'Alex). Je trouvais que quand même, il se donnait beaucoup pour une deuxième date avec un gars ben ordinaire. Y doit pas en avoir des tonnes des gars qui font ça. Moi, j'en connais qu'un en tout cas. Non c'est pas vrai. Deux. Mais quand même, c'est trop peu.

Et ce soir, j'ai mangé possiblement mes derniers maïs de l'année, en buvant une étrange StAmbroise à la framboise et j'espère qu'il n'est pas trop tard pour aller cueillir des pommes parce que notre expédition de cet après-midi sur l'ÎleD'O a été trop courte pour qu'on puisse y aller. On a mangé des cerises de terre cueillies dans le jardin d'AMO en se racontant des fous rire de théâtre (ben oui), au gros soleil, avec des éclats de guitare électrique qui passaient à travers les murs de la maison.

Demain, je commence à prendre mes responsabilités d'assistante à l'administration pour la plus belle compagnie de théâtre de la ville. Et je répète aussi un show où le personnage principal tue ses enfants. Et après tout ça, je me sauve à Montréal pour la dernière de PRINCESSES, pour faire le party avec Cat (et démonter le décor) et aussi voir mon Papa qui va un peu mieux après ses dix jours à l'hosto et un congé forcé (et une chasse aux chevreuils sur l'île d'Anticosti annulée).

Ces temps-ci, je fais juste compter les jours avant le prochain matin où je pourrai faire la grasse matinée. Dimanche. Comme si c'était dans mille ans.

dimanche 11 septembre 2011

Me suis encore couchée au levé du jour

Est-ce que je vous ai dit que mon ami participe à la CourseÉvasionMonde?
Ben c'est ça. Mon ami participe à la CourseÉvasionMonde. Je suis officiellement de plus en plus jetset*.
Vous pouvez aller faire sa connaissance ici et lire sa bio et écouter ses films et éventuellement lire son blog et probablement voter pour lui aussi.

(*jetset et hangover)

Je vais aller cuver mes mojitos et mes jack'n'coke.
Les soirées sont beaucoup trop endiablées et les nuits beaucoup trop courtes pour mon corps de mémère.

jeudi 8 septembre 2011

Bonheurs

Je me suis achetée un aspirateur. De même, sur un coup de tête. Y en a qui s'achètent des souliers, moi c'est un aspirateur. OhBoy. Pis le pire, c'est que je suis vraiment excitée d'avoir un aspirateur-sans-fil-energy-star-rouge-2-en-1. Je l'ai déballé comme si c'était Noël pis je l'ai mis à on tout suite pis je me suis promenée avec dans mon petit apart avec le gros smile dans face en voyant toute la marde qui traînait sur mes planchers se faire gober dans le genre de vortex de la poussière. Une vraie merveilleuse invention.

On a recommencé à répéter Les3ExilsdeBoy hier. Juste moi pis Boy, en tête à tête dans la salle de répétition. C'est pas beau à voir parce que j'ai zéro autorité sur lui alors il fait pas mal de cabotinage et hier en trois heures de répétitions, il m'a fait pleurer de rire au moins trois fois. Le show joue dans une semaine dans un genre de festival à Ottawa, avec des diffuseurs qui voudraient potentiellement acheter le show pour nous faire faire une belle tournée. Alors faut qu'on soit bons, mettons. Faut que Boy arrête d'interrompre son enchaînement pour me parler de sa fille, pour me faire une joke ou pour juste jaser de la vie.
Faut que j'arrête de le laisser faire.