samedi 15 décembre 2012

Mr Nobody

There comes a time in life where everything seems narrow. Choices have been made. I can only continue on. I know myself like the back of my hand. I can predict my every reaction. My life has been cast in cement with airbags and seatbelts. I've done everything to reach this point and now that I'm here, I'm fucking bored. The hardest thing is knowing whether I'm still alive.

jeudi 11 octobre 2012

lundi 8 octobre 2012

Ça fait que je suis rendue à 2 anciens amoureux devenus papa. Sur 4. On dirait que je sais pas trop comment je réagis à ça. Bien j'imagine. Surtout que si je me fie aux photos vues sur fb, y ont pas engendré les plus beaux bébés du monde. Ha!
Pis bon, hein, on vieillit pas tous à la même vitesse. Moi je suis encore rendue au stade de me saouler trop vite comme une ado avant minuit et marcher croche jusque chez moi et vouloir aller déjeuner au resto hip mais manquer d'y être malade, partir avec ma crêpe à 25$ et rester couchée 36hres pour me remettre de ça. De la grande classe. Pas trop "mother material" mettons. Déjà que je suis à peine capable de prendre soin de mes plantes...
Dans la continuité des grands exploits de ma vie, récemment j'ai fait la comédienne. J'ai appris par coeur un "secret" écrit par Inat et je lui ai récité en marchant sur la rue St-Jean. C'était de toute beauté. On aurait dit un texte pour moi ("je me considère souvent comme une mésadaptée sociale... quand je crois des gens que je connais dans la rue et que je fais comme si je les voyais pas, je me sens hyper mal..."), c'est peut-être pour ça que j'ai pas trop eu de difficulté à l'apprendre. Anyways, c'était un défi à 2$ donné par Inat lors de la sortie de son livre de secrets. Il me les doit encore, d'ailleurs, ces 2$ là.
Dans 4 soirs, la première partie de l'aventure Tout ce qui tombe se termine. On déménage notre décor vers Montréal. Après 21 shows à Québec, j'avoue qu'un petit break me fera du bien. Même si je serai un peu en deuil de mes soirées jujubes avec mon régisseur-son préféré. À Montréal, au lieu d'avoir à mon service 5 techniciens, il n'y aura absolument personne pour m'aider. Bam. Une autre paire de manches mettons. Pour rajouter un peu de piquant.
Pis je me dis que si après 21 shows, j'ai besoin d'un break du show, que va-t-il m'arriver à partir de septembre prochain où je me suis engagée sur un contrat qui pourrait bien durer cinq ans avec le même show. 
Mais je peux pas me plaindre parce que c'est ce même contrat qui m'amène assez loin pour que je considère joyeusement fêter mes 30ans à Vladivostok (si je ne suis pas requise à Natashquan avec Boy).
En attendant ces horizons lointains, y a Charlo la semaine prochaine pis Montréal jusqu'en janvier.





mercredi 29 août 2012

Faits divers

Ça fait que dimanche, je suis allée à une soirée "coup de foudre" (ouioui, basée sur le concept de la célèbre émission de TéléQuatreSaisons dans les années 80). J'étais pas participante (une chance!), je faisais juste juger les gens sur scène en silence, pendant que Jojo me racontait sa journée d'animatrice de gala de remises de prix bovins et porcins à ExpoQc (ouioui, remettre des prix à des cochons et des boeufs), pendant que Délice nous disait connaître d'avance les 2finalistes de LesChefs, parce qu'elle avait passé la journée à travailler sur le plateau en serrant la main de Pasquale et en flattant avec gourmandise un thermo-mix, pendant que je me rappelais que j'étais un peu triste de pas travailler sur ChangingRoom à EspaceLibre parce que c'est un mauditement bon show (je vous le conseille!).

Pis ben, la soirée "coup de foudre" s'est terminée en "coup de foudre parfait", soit les deux candidats qui se sont choisis à l'aveuglette réussissent à s'identifier ensuite parmi le reste des candidats rejets. Et un des deux gagnants avait le look parfait du "douchebag de Charlesbourg" avec une casquette blanche, une chaîne trop grosse et surtout, un tshirt qui disait "Sorry girls, I suck dicks" (ouin, c'était une soirée "coup de foudre gais et lesbiennes") et on le trouvait vraiment pas intéressant, en plus de s'appeler Yoann (ou Yohann).

Cette semaine, on rejoue aussi Vu d'ici, à Québec et ça marquera un chapitre de ma vie de régisseure assurément. En avril, c'était ma console d'éclairage qui avait sauté sans raison. Ce soir, les toasts ont pris en feu dans le petit four et les flammes ont un peu dégénérées et un technicien a du aller sur scène avec une couverture pour éteindre tout ça et mon coeur est presque sorti de ma poitrine et le comédien a juste continué de jouer comme si c'était prévu.

Ça fait que c'est ça, allez donc voir Changing Room.
http://www.ledevoir.com/culture/theatre/357958/dessous-masculins

lundi 6 août 2012

The screams all sound the same

Quand ton chagrin dure plus longtemps qu'a duré ton histoire d'amour, tu te dis que soit t'es la plus grande looser-dépendante-affective du monde, soit tu veux pas guérir inconsciemment (ce qui fait de toi une assez grande looser-dépendante-affective), soit t'en as pour huit ans, comme la dernière fois, soit t'as pas d'autres choix que de sauter dans ton char et de descendre à Moncton pour te vider le coeur, te l'arracher pis le laisser là, le jeter dans la rivière Chocolat pis revenir en paix à Québec.

Mais finalement, tu fais rien de ça, tu fais juste lire en buvant du café en te disant que le retour au travail, aujourd'hui, que le retour de vacances de Bruni, bientôt, que les amis solidaires, que la Bolivie en ville pour 14jours devraient (devront!) suffire à te changer les idées.

vendredi 27 juillet 2012

samedi 21 juillet 2012

Mon bel été (not)

Je travaille pas. Sauf à l'entrée du Festival d'été, où je me bats avec des fans de BonJovi en délire qui sont victimes d'insolation à force d'attendre 10hres debout dehors avant le show de leur idole. Je pense que l'expression "méga-pauvre" s'applique bien à moi. Je regarde mon compte en banque qui fait de plus en plus pitié, à mesure que je dilapide idiotement mes sous. Je passe mon été chez moi à me dire que je devrais faire quelque chose ou sur la terrasse de Inat et Clo, que je vois presque tous les jours, à trinquer ironiquement aux petits bonheurs de la vie et à se dire qu'on devrait faire quelque chose.
Je vois Bruni à temps partiel. Je l'appelle Bruni en l'honneur de BruniSurin, qui court plus vite que son ombre. Parce que Bruni reste jamais très longtemps, parce que lui travaille à tour de bras. Et quand il travaille pas, il part en vacance sans moi. Bruni que je vois depuis juin, qui est assez jeune pour pas connaître les 100Watts et qui me change les idées.
Parce que je pense à l'Indien tous les jours. Je pense à lui en secret, cachée dans le fin fond de mon lit que je quitte rarement avant midi. Je pense aux beaux moments surtout mais j'imagine aussi la fois que je vais le revoir, si ça arrive. J'ai encore un énorme trou dans le ventre à cause de lui. Je pleure pas. Mais je m'écrase. L'Indien qui a disparu comme s'il n'avait jamais existé.
Demain je pars en camping. Mon premier voyage de camping en 20ans. On va voir les baleines et manger dans des casse-croûtes de Tadoussac. Et peut-être qu'après j'irai voir l'Acadien sur le bord de la Baie des Chaleurs. Après, c'est le retour au travail, en salle de répétition dans le 3e sous-sol du GrandThéâtre avec Fred, dans la petite Méduse avec la Bolivie puis avec le Christ. Je souhaite un mois d'août pluvieux et froid, qui ne me fera pas regretter tout le temps perdu de juillet à pas profiter de dehors.
Je peux pas dire que c'est le plus été de ma vie, mettons.

lundi 25 juin 2012

Miss Piggy

Hier, j'ai réécouté L'AubergeEspagnole. Et comme à chaque fois, ça m'a fait rêver, ça m'a donné le goût de partir, de tout laisser ici et partir.
Couchée dans mon lit, angoissant sur la possibilité d'avoir des punaises de lit (comme il m'arrive de faire presque tous les soirs), je faisais la liste des choses que je voudrais faire avant d'être diagnostiquée cancéreuse. (Je vous ai déjà parlé de mon hypocondrie, non?)
Pis finalement, après avoir fait une longue liste de toutes les places où je voudrais aller (faire le tour de l'Islande, le tour de la Scandinavie, habiter six mois à Barcelone ou à Istanbul, etc etc), ça m'a juste déprimée. J'ai aussi fait la liste de tous les trucs que je ferais si j'avais de l'argent, passant de m'acheter une maison à aller chez l'esthéticienne. Pis ça aussi ça m'a déprimée parce que je dois passer l'été avec le budget le plus restreint possible.
Fak aujourd'hui, pour m'occuper le cerveau et essayer de contrôler l'urticaire qui apparaît à force d'angoisser d'avoir des punaises, j'ai passé le balai (chose que je repoussais depuis BEAUCOUP trop longtemps).
Verdict: je suis toujours aussi pauvre et, en plus, je vis dans une swomp.

mardi 8 mai 2012

Mes médailles

Je pense que je mérite un genre de médaille.
Parce que je suis isolée dans un monastère avec 10 personnes (dont juste une que je connais vraiment). Je partage ma "cellule" avec cet ami et aussi deux autres garçons particulièrement charmants.
Donc, dans un espace grand comme mon appart, y a moi et trois garçons et je fais caca tous les jours*. Je sais pas si vous êtes capable de mesurer l'exploit que j'accomplis mais oui, je pense que je mérite un prix ou une médaille.

(*Eux aussi, font caca tous les jours... si jamais vous vous inquiétiez de ça...)



Aussi, je peux cocher la case "déjeuner avec un acteur dont le film a été nominé aux oscars" de sur ma to-do-list-befor-I-die.
Nanananana!

dimanche 29 avril 2012

Tous les chats vont au paradis

Hier, Piscine le chat s'est fait piqué.
Il avait une maladie mentale de chat, il prenait des prozacs de chat depuis un an mais ça l'aidait juste à moitié.
On porte le deuil en fin de semaine.
Piscine, Piscinou, Pipi, Pissoune.
Il avait un nom prédestiné. Piscine, qui aimait aller dans le bain ou sous le robinet ou juste se faire arroser pi on l'a longtemps surnommé Pipi et il a finit par pisser partout, arroser comme on l'arrosait.
Oh Piscinou, à chaque fois que je le voyais ces derniers mois, je lui faisais des genre d'adieux parce qu'on le menaçait toujours de l'emmener pour "une piqure".





C'était peut-être juste un chat, mais pendant sept ans, il s'est couché sur nous en écoutant la télé, il nous a réveillé pour se faire nourrir à 5am, il a dormi collé dans le creux de notre épaule, il a ronronné dans nos bras pendant nos partys de cuisine, il a eu de longues conversations incompréhensibles avec nous, il a courru après des lasers pis il nous a tapé sur les nerfs des fois.


Maintenant, on va dormir seuls, avec la grosse Roussette qui a des problèmes d'identité sexuelle et de perte de poils. On va enlever la cage à poule d'autour du balcon d'en arrière parce que plus personne essaiera de se sauver. On va avoir la paix pis on va s'ennuyer à mort.

Voilà, c'était mon hommage à Piscine le chat.

Il pleut en amour

Aujourd'hui, je suis tombée amoureuse de RichardBrautigan. Je me suis couchée sous les couvertes, à moitié gelée, j'ai ouvert un de ses recueils de poèmes et j'ai succombé.

3 novembre


Me voilà assis dans un café
en train de boire un Coca.
Une mouche s'est endormie
sur la serviette en papier.
Il faut que je la réveille
pour essuyer mes lunettes.
Il y a une jolie fille
que j'ai envie de regarder.


Hou, pour toujours


Tourbillonnant comme un fantôme
accroché  à la base d'une toupie,
je suis hanté par tout
l'espace que je
vais vivre sans
toi.

jeudi 19 avril 2012

Orpheline

J'ai passé la soirée avec un peu d'Acadie. Boy, son père, GabRobicho et d'autres amis. Je me suis laissée bercer par l'accent, par les histoires (les vieilles comme les nouvelles), les rires et les souvenirs. Ça m'a un peu arraché le coeur parce que depuis ton départ, c'est aussi l'Acadie au complet qui est partie. Je ne me sens plus le droit de l'aimer aveuglément, parce qu'elle était à toi avant d'être à moi, parce que c'est la tienne surtout, parce que tu es là-bas.
Ils seront tous à Bathurst dans deux semaines pour le Gala. J'étais supposée y aller aussi, pour crier et sourire quand Boy gagnera son prix, pour boire et fêter avec tout le monde, pour te voir aussi. Surtout pour te voir. Parce que je sais que tu seras là. Je sais pas si je me serais contentée de te regarder de loin, t'observer en silence, ou si je serais monter aux barricades et si j'aurais eu le courage de te parler.
Mais à la place, je pars à Avignon. Travailler avec les amis, me faire griller, remplacer l'Acadie par la Provence. Ça s'est décidé hier, j'ai acheté mes billets vite vite, j'ai annulé celui qui m'amenait à Moncton, j'ai emprunté un livre sur la Provence, parce que j'aurai deux jours de vacances après le travail, deux jours juste à moi pour me promener, respirer et relaxer. J'amène avec moi mon chagrin mais je vais le lancer dans le Rhône, l'enterrer dans le sable, le laisser partir au vent. Je te laisse aller, je t'échappe, j'accepte pas mais j'arrête de me battre. Je sens et je sais que c'est ce que je dois faire.




J’suis venue ici aujourd’hui pour te fêter pis te haïr.

J’suis venue pour me parler d’toi

me souvenir

te revoir.

Toi qui a été mon château d’Atlantide.

Toi mon amour qu’un matin

juste avant l’hiver

j’ai échappé.

Ça été presqu’une danse, un chant.

Ça été très douloureux, mais magnifique.

Triste.

Te toucher

te sentir près d’moi.

Une longue balade immobile que j’avais besoin d’faire avec toi

une fois pour toute

exorciser le démon pis te dire (...)

que j’espère que t’es bien mais que je l’sais pas

que j’espère que t’es mieux mais que je sais pas

pis que ça me rend malade.

Te dire mon amour que j’étais là

derrière toi

que tu m’as peut-être sentie mais que tu t’es pas retourné

que tu m’as peut-être parlée

dis quelque chose à voix basse pis que j’ai pas compris

te dire que j’étais là

(...)

que j’étais avec toi

(...)

et pis qu’en silence

parce que j’t’aime

en silence

je t’ai échappé.

(LA MONTAGE ROUGE (SANG), de STEVE GAGNON)

vendredi 13 avril 2012

ça me rend folle

Elvis, conduire "manuelle", le crochet de ma porte d'en arrière, chez Benjo, deux-oeufs-bacon, la revue L'Actualité, fumer un joint, les casquettes jaunes, la Gare du Palais, les poulets St-Hubert, skype et msn messenger, St-John, St-Quentin, le Bic, Dalhousie et toutes les villes acadiennes qu'on a traversées - ou plutôt, tout Moncton et l'Acadie au complet, nager dans une piscine, les odeurs OldSpice, Dexter et BoardwalkEmpire, les vins de Bordeaux, ma valise pleine des poils blancs de ton chat, ma cafetière Nespresso et ta théière David's Tea, la corde en jute, photobooth, ton coffre à outils géant qui traîne dans mon cabanon, mes fesses, tes yeux, le film "Angèle et Tony" qui sortait aujourd'hui, courir sur un tapis roulant, "Comment survivre en forêt", mes bas en coton sous mes bas de laine, CareyPrice et même le cheddar orange... tout tout tout me fait penser à toi tout le temps.

samedi 7 avril 2012

C'est zéro

Je pensais pas jamais dire ça, mais je suis surprise à quel point la chanson de JulieMasse me parle intimement et reflète exactement mon état d'âme actuel.

Argh