samedi 6 février 2010

Le Carnaval vous fait-il danser?

D'où je suis dans mon salon, je vois sous ma commode quelque chose qui traîne et qui se cache. Mais je suis incapable de voir quoi. Ça me chicotte. En même temps que je veux savoir, je me dis que si je me lève, étire le bras dans la poussière dessous le meuble et ramène l'objet mystère à la lumière, je vais clairement être déçue. Ça doit être une feuille morte de mon hibiscus mourant, ou un petit bout d'un crayon à mine pas aiguisé.

***

Le retour à la vie quotidienne se passe bien.
Je suis allée à Joliette, c'était magique.
Je suis allée au théâtre, c'était moins magique.
Je suis allée au Sacrilège, c'était vraiment pas magique mais c'était drôle.
Je suis allée au Carnaval, c'était froid et Bonhomme était là. Le Caribou, ça goûte le criss.
Je suis allée au musée, c'était beau. Je veux un complet Dior des années 50. Le gardien a d'ailleurs pas compris la blague d'Alexe, quand il nous a tendu le petit guide en disant "Si vous voulez des renseignements supplémentaires" et qu'elle a répondu "et savoir où on peut acheter les robes".
Je suis pas allée au MM11, même si ça me tente toujours. Mais je sais jamais comment choisir ce que je vais voir et évidemment, dans la brochure, tout à l'air vraiment vraiment cool.
J'ai crié en masse pendant la game de samedi mais un peu moins dimanche. Et c'était comme si je l'écoutais avec DA parce qu'on s'est écrit plein de texts pendant, c'était chouette. J'ai pas écouté le SuperBol.


Question pour les deux trois comédiens qui me lisent. Aimez-vous ça quand le monde descend dans les loges après un show?
En tant que régisseure, ça me tanne toujours un peu de voir des matantes débarquer et être dans le chemin alors que ça fait pas 10 minutes que c'est terminé. En tant que public, ça me gêne toujours. Là, après Margot, on est descendue parce qu'Alexe voulait voir Margot justement. Même si FredBouf m'a assurée que ça faisait plaisir tout le temps, je suis restée un peu mal à l'aise.

Le show, c'était moyen. Déjà, je donne un point pour l'absence de projection. Le reste, c'était basic. À part peut-être le "J'ai tué mon fils, j'ai tué mon fils", les acteurs étaient bons, Margot ressemblait un peu trop à Isabelle Adjani (mais de toute façon, comme s'en sortir?), les gars avaient l'air d'aimer ça se battre à l'épée... Le reste était beau mais convenu. Je pense que ça va pogner avec les jeunes de DenisePelletier.
Et moi, je relis le livre, parce que c'est si bon et si beau.

mercredi 3 février 2010

Y a pas juste Jésus qui ressuscite.

Y en a peut-être qui s'imaginent que si ça m'a pris autant de temps écrire quelques lignes ici, c'est parce que ma vie est remplie de belles choses qui m'occupent l'esprit et le corps.
Je dirais plutôt que mon esprit est au neutre ces temps-ci, endormi par le froid et engourdi de paresse. J'ai imité mes chats durant les dernières six semaines. J'ai dormi, mangé et chiâlé.
Aujourd'hui, je retourne dans mon chez moi du Village. Je laisse ici, un peu à contre coeur, l'odeur des muffins et des tartes faits maison, ma chambre d'ado au sous-sol, mes amis dont je m'ennuie tout le temps, les gros chats plein de poils qui ronronnent fort comme des camions et mes parents, of course, qui me gâtent comme une princesse.
Mais je retrouve ma liberté d'ado qui rentre tard, mon hibiscus (s'il n'est pas mort depuis), mon lit dur comme une barre de fer mais si confortable avec ses 15 couvertures, mes amis dont je m'ennuie aussi, ma vie à moi.

Je dis que c'était pas rempli de belles choses mais au fond, c'est faux.
Tout de même, j'ai retrouvé Montréal pour presque deux mois non-stop. J'ai réussi à voir tous mes ami(e)s, à écouter des games chez DA, à révolutionner le monde féministe avec Cath et peut-être celui de la webtélé avec Cath et PL, à manger des soupes tonkinoises avec Joce, à chiâler en riant avec Alexe, à babysitter un bébé de huit mois qui m'a séduite complètement, à boire des LongIslandIceTea un peu corsés avec Aude et François, à bruncher avec Martin et ses enfants qui m'ont épatée, à voir plus de films que j'ai de doigts, à voir du théâtre que j'ai trouvé bon, à passer des journées complètes dans mon lit et des nuits entières dans des bars fancys. J'ai vu et serré mon frère dans mes bras, j'ai mangé notre traditionnel St-Hubert d'aéroport avec lui, je suis allée à la pêche sur la glace et ai même touché à un poisson gluant et vivant de mes propres mains nues et gelées. J'ai aussi pleuré un peu pour un garçon qui ne le méritait pas ça l'air et j'en ai appris beaucoup sur la vie des gens en couple. J'ai travaillé aussi un peu, j'ai manqué des cues et même oublié un preset une fois. J'ai mangé une poutine au Fameux à 4am, bu du café chez EuroDeli, mangé du chorizo chez Jano, des brochettes à la Cabane et un burger au Barbare; je n'ai pas oublié mes classiques. J'ai bu du vin le midi et du café le soir. Je suis retournée brièvement à l'ENT avec pleins de souvenirs chouettes. J'ai participé à un projet d'art intéressant*. J'ai fait beaucoup trop de beignes avec mon Papa, j'ai jasé longtemps avec ma Maman, j'ai skypé en famille.
Aaaaaaaaah! Je vais m'ennuyer de tout ça, même si je sais qu'autant de belles choses m'attendent.
Mon initiation au Carnaval, des games d'hockey chez Véro (voilà, je m'invite officiellement), des amis qui visitent, du travail en masse avec des gens que j'aime et que j'admire, des nouvelles rencontres (puisque je suis une des rares à ne pas connaître tout le monde), des défis et sûrement plein de trucs à écrire ici.

Je suis un peu... anxieuse et excitée de retrouver Québec. C'est comme si je déménageais une seconde fois. Étrange.



*Le projet d'art auquel j'ai participé est organisé par le duo bipolaire et a pour sujet les médias sociaux (comme Facebook). Une conversation d'une heure sur le sujet de notre choix, une photo de profil style passeport et hop, on a participé.
En fait, ça consiste à la rencontre des amis Facebook, autant les proches que les connaissances que les inconnus, dans le but d'humaniser les contacts virtuels dont on raffole ces temps-ci.
Si vous voulez participer, rendez-vous sur la page fb du duo bipolaire. Le résultat de ce projet sera exposé avec le travail des finissants en photos de Concordia et il y aura une version web où vous trouverez les photos et des extraits de conversation de chacun des participants.
Allez-y, inscrivez-vous. C'est chouette, c'est facile, ils sont gentils. C'est une bonne cause et ça nous fait sortir de notre zone de confiance juste assez longtemps pour trouver ça trippant.

lundi 1 février 2010

En attendant mon prochain message..

... voici une nouvelle définition du mot "catharsis"

samedi 16 janvier 2010

Pour les coeurs solides

http://firstpersontetris.com/

jeudi 14 janvier 2010

Sex and the village

Depuis SexAndtheCity, c'est évident que toutes les petites gang d'amies de filles n'ont plus le choix de s'identifier aux héroïnes américaines.

Ce soir, j'ai un souper de filles, justement.
Et sans vouloir tomber dans les stéréotypes, je peux pas m'empêcher d'observer notre dynamique. Sans jamais mettre en doute notre amitié, soit dit en passant.

Il y l'ex-coloc et deux ex-blondes de deux de mes amis. Et y a moi, la nouvelle arrivée en ville. Dans les quatre, il y trois célibataires. C'est probablement moi qui suit le moins "fille", je suis définitivement la "plus grosse" (pas de protestation, y en faut une) et la moins proche des trois autres.
Des fois, je me demande ce que je fais là.
Ce soir, j'ai envie de me mettre un peu plus chic qu'à l'ordinaire. Sans raison, pour le fun. Même si c'est à la bonne franquette chez l'Ex-coloc.

Mais comme on disait avec Aude, comment fait-on pour changer de "personnalité" dans notre cercle d'amis?
Mettons que, SexAndTheCity parlant, je suis "le garçon manqué" mais que j'aie envie de devenir "la chick". Je peux pas juste me pointer à un souper en robe scintillante, souliers à talons et maquillage.
Quelles sont les étapes que je dois franchir pour que graduellement, les gens me voient comme "la chick" sans jamais créer de froids ou de commentaires du genre "my my, tu t'es mis belle" ou "wow, des talons hauts"?
C'est peut-être juste aussi mon overdose de TheHills qui me donne envie de mettre des skinny jeans et des stilletos en tenant mon sac à main LouisVutton brun dans le creux de mon coude.
Je vais probablement finir par mettre des jeans trop grands et un tshirt uni. Mais au moins, je me serai fait le poil à la cire et j'ai du nouveau cutex sur les ongles (qui sera écaillé d'ici deux heures).

(Et demain, ce fera une semaine que je suis officiellement féministe. Qui me donne un cours?)

Autopromotion

La revue Urbania que j'adore fait un sondage via sa page facebook et demande conseil à ses fans. Un prochain numéro portera sur les phénomènes Facebook/Twitter et la revue cherche des sujets plus pointus à développer.
Et je viens tellement de faire une proposition dans le but qu'ils me choisissent moi comme exemple. Haha vive l'autopromotion.

mercredi 13 janvier 2010

Retour sur terre

J'essaie de donner une deuxième chance à Mirador (deuxième chance que Trauma est loin d'avoir eu). Après 10 minutes, le constat est plutôt catastrophique.

D'abord, les personnages. Avoir autant de stéréotypes dans une même émission est désolant.
Patrick Labbé-je-suis-donc-bien-gentil, la mère en deuil de son fils soldat, l'animateur de radio poubelle, le méchant frère trop groovy avec trop d'anglicismes dans yeule, la fille dans le jus célibataire un peu cynique qui court partout mais tellement franche et terre à terre, la petite ingénue, le nerd, le père à moitié gentil à moitié corrompu qui se paient plein de danseuses, l'anglophone du méchant gouvernement ("T'inquiètes, y est sympathique").
Les sourcils et les lèvres de Pascal Bubu sont ben trop mis en valeur. Sans raison.

Question scénario, pourquoi tout est tellement exagéré, extra gros et inintéressant. Avec des phrases clés comme "Certains fantômes sont bien attentionnés. J'ai beaucoup pensé à toi... pour t'haïr" ou encore "As-tu laissé ton cerveau en sabatique?" ou encore "tu sais très bien que la 3e fois, je fais ça vite" (oh j'en citerais cent autres mais ce serait abuser)
Avec des jeux de mots dans les noms. Come on!
Les intrigues sont plates, peu crédibles.
Le seul "bon point" c'est LaHaye qui dit "Connais-tu l'expression décâlisse avant que j't'arrache la gueule" mais on sait pas si c'est bon pour les bonnes raisons ou juste parce que tout est tellement too much que c'est comme la cerise sur le sundae.

Et est-ce que c'est concept cool les bureaux avec la vue, comme en haut d'un mirador? ouououououh!

La musique quétaine, genre "suspens urbain", les situations rigolotes et absurdes avec des blagues punchées qui avancent pas pantoute l'histoire ou les scènes d'émotions avec de l'eau dans les yeux et du petit clavier en arrière plan, des dialogues qui se tiennent pas et un jeu d'acteur trop peu crédible (Mireille Dutil, étouffez-là quelqu'un!)...
Quand les pubs de Mcdo et de toxicomanie avec la belle Evelyne sont plus excitantes que le programme principal qui lui-même est plus pénible que drôle, c'est des bonnes raisons de fermer la télé et continuer mon éducation sexuelle avec The Hills.

Je sais pas ce que je fais mercredi soir prochain, mais ça inclura pas Mirador, ça c'est certain!
(Même si le sujet est l'homosexualité refoulée dans les sports - oulalalala)

EDIT: j'annonce que j'éteins la télé au moment même qu'on me fait réaliser qu'il ne reste que 10 minutes. Mine de rien, ça passe vite. Mais c'est pas bon pareil.
EDIT: Bon Mireille était bonne à la fin. Mais c'est un peu de la paresse de scénaristes de pas nous dire ce qu'elle a dit à StephenHarper pour le faire pleurer.

mardi 12 janvier 2010

Le temps des fêtes, final bâton

Officiellement, mon temps des fêtes s'est terminé hier soir, quand le vol AC864 a décollé avec mon frère assis dedans.
Le temps des fêtes ne pourrait pas porter un meilleur nom dans le cas de ma famille parce que tout y passe. En moins d'un mois, on compte minimum huit partys. Ça commence par mon anniversaire, presque une semaine avant Noël et ça se termine avec celui de mon frère et de ma mère, le même jour et celui de mon père la veille. Si on compte que tout est fêté en double (une fois chez ma Maman, une fois chez mon Papa), le total grimpe vite.

Hier, mon frère retournait à sa vie écossaise, moi je revenais à mon appart québécois et le cour des choses quotidiennes a repris. C'est difficile, après presque un mois à végéter et à lire écrasée sur le divan, de se remettre à faire de la compta, à faire des horaires et à organiser des équipes de gens désorganisés.
Dans une semaine pile, c'est la première montréalaise de LIMBES. Techniquement, on est ready. Psychologiquement, je suis loin d'être prête pour ça.

Par contre, du côté des changements positifs, depuis vendredi dernier, je suis officiellement devenue féministe et indépendante affective (tout ça parce que j'ai changé mes plans de soirées au cas où Il m'appellerait, au grand damn de Cath).
Par contre, j'aurais vraiment besoin d'une coupe de cheveux.

vendredi 1 janvier 2010

Toute bonne chose a-t-elle toujours une fin?

Y a pas à dire, passer des journées complètes en pyjama, à lire sous les couvertes ou à écouter des films, boire du thé en trempant des biscuits dedans et ramasser les petites miettes gluantes dans le fond de la tasse, penser à toutes les belles choses qui me sont arrivées dans le dernier mois et dans la dernière année, c'est probablement la meilleure façon de commencer l'année.

J'ai commencé les fameux Millenium. Ça se lit tout seul, en une journée, j'ai dévoré la moitié du premier tome. Du film, je n'avais vu qu'une scène terrible terrible terrible et je l'attendais avec horreur dans le livre. Elle se dessinait lentement devant mes yeux et j'avais hâte de la franchir. En deux jours, le livre était terminé. Mon but, avoir lu les trois avant le début de Limbes.

Je me suis amusée à m'imaginer ma soirée du 31 et ma journée du 1er si mon Viking avait accepté l'invitation. Probablement, j'aurais passé une encore plus belle journée. Et la dernière vraie soirée de 2009 fut sans aucun doute dans mon top 5 de l'année. À tous les niveaux. Il est probablement la personne qui me fait sentir le plus à l'aise, avec qui je peux être moi complètement, qui me rend heureuse à tout coup.

2010, c'est une année d'anniversaires. MP et moi célèbrerons nos 15 ans d'amitiés et avec Vic le Viking, nos 10 ans. Ça fera aussi cinq ans ce printemps que je suis "professionnelle" et un an que je me suis expatriée.
Ce sont peut-être juste des dates, mais ce sont de si belles dates, que je ne peux pas m'empêcher de leur prêter un espoir ou un pressentiment positif.

Si je me penche sur mes buts annuels...
Il y aurait le rêve d'avoir le temps de lire tous les livres de ma bibliothèque que je n'ai pas encore eu le temps d'ouvrir.
Il y aurait l'envie de travailler seulement sur des projets qui me plaisent avec des gens que j'aime. Ça arrive le plus souvent du temps, je me compte chanceuse. Mais quand ce n'est pas le cas, c'est pénible et j'ai beau me dire que le chèque est une bonne motivation, je me rends compte que ce n'en est pas une qui devrait devenir priorité.
Il y aurait le désir fou de tomber amoureuse. Amoureuse pour vrai, avec l'angoisse et les papillons. Avec la folie qui vient avec, le sourire, les tremblements et la légèreté de l'âme.
Il y aurait vieillir, parce que des fois, j'ai encore l'impression d'avoir 19 ans.
Il y aurait rester jeune, parce que souvent, j'ai l'impression d'en avoir 40.
Il y aurait m'envoler et découvrir.
Il y aurait payer ma visa et la couper en deux.
Il y aurait rayer le stress de mon quotidien, apprendre à méditer ou me remettre au yoga peut-être.


Il y en aurait beaucoup plus en fait.
On souhaite toujours que tout s'améliore, que les bonnes choses restent et que les moins bonnes disparaissent.
On va se croiser les doigts.

Commencer en beauté

En cette période de l'année où tout le monde se donne des becs, même sans se connaître, je saute tout de suite sur l'occasion pour vous souhaiter une très bonne année à tous. Comme dit mon Papa, de la santé dans vos amours. Comme dit Coulidia, de l'argent de l'argent de l'argent. Comme dit mon proprio (eh oui), du plaisir des excès, mais pas trop.

J'espère que vous n'avez pas trop mal à la tête. Après tout, on doit tous s'être couché à l'aube. À part Véro mettons.
J'ai moi-même été tentée de me coucher vers 22h00, enlever ma belle robe et faire comme si de rien était. Jeff ne m'en a pas laissé le temps, ça a fait ding dong à la porte et on est parti vers le 490.
(Le 490 est le lieu mythique d'un party de nouvel an passé où il y avait FOULE et dont le propriétaire a décidé de remettre ça cette année mais avec un succès plus mitigé.)

Quand on est arrivé, vers 23hres, il y avait environ 7 personnes assises sur des chaises en bois et une ambiance digne d'un get together de joueurs de bridge. Les deux dernières semaines de ma vie ont défilé dans ma tête; tout ce temps à geindre et à pas me décider de où passer le nouvel an et dans quel party aller pour finalement prendre le bus à la dernière minute, retrouver Québec et atterrir dans un salon avec juste du monde que je connais pas qui parle de pêche.
Une chance pour moi, il y avait Philippe-mon-meilleur-ami qui était dans la même situation que moi, sa copine qui est une soie, Coulidia qui se rappelait de moi et Jeff avec son vin bouchonné. J'ai fait connaissance avec l'hôte et très vite, ça a été le temps du décompte. On a tous écrit un petit quelque chose sur un papier, un quelque chose dont on veut se débarrasser en 2010 et on est allé le jeter dehors en mille morceaux. Après, on s'est donné des becs et comme je connaissais pas la moitié du monde ça donnait quelque chose comme "Bonne année (bec, bec). Moi c'est Adèle". Un peu étrange. Pas que je m'en foutais de ces gens là mais mettons que distribuer des bons sentiments à la ronde, entourée d'inconnus, c'est pas trop mon genre.
Quelqu'un a débouché un mousseux, on a trinqué et ça a commencé à déraper. Je suis restée sensiblement toute la soirée au même spot, accotée au comptoir de la cuisine, à regarder le monde inventer des shooters dégueulasse: vodka-pogo (faut tremper son pogo moutarde dans le shooter, boire puis croquer), A Very Cherry Christmas (cherry brandy, cerise au marasquin et citron), Rabbit Slam Machin (vodka, sake, baileys, mottons blancs non identifiés et lime)... et plus encore. Je sais pas comment ils ont fait pour pas tomber dans les pommes au milieu de leur flaque de vomi mais personnellement, je n'aurais pas été capable de supporter tout ça.
Après ça, le monde saoul a commencé à débarquer. Des amis que j'étais contente de voir, Véro qui est venue distribuer des souhaits et des microbes entre deux tylénols, plein de monde la Taverne que Pusher avait invité sans les connaître, Christ qui est resté 30min mais 30min intenses, Ge qui essayait de me faire croire qu'elle était pas saoule et des filles qui s'arrachaient mutuellement leur sous-vêtement en criant.
Étant probablement la seule personne quasi sobre (avec Oli et Philippe qui supportaient bien leur rhum), j'ai été témoin de beaucoup d'affaires cocasses dignes d'un nouvel an. Je les énumèrerai pas parce que vous connaissez les principaux concernés. Je me suis sauvée passé 5am, quand les 10 personnes restantes ont commencé à s'éparpiller dans l'appartement et que le divan menaçait de m'avaler.
Dehors, il ne faisait pas si froid, il y avait plein de flocons dans les airs et ça sentait la nuit. J'ai marché lentement, le cerveau trop engourdi pour réfléchir à ce que je veux cette année. Mais j'ai toute la journée aujourd'hui pour y penser.

lundi 28 décembre 2009

Same old same old

C'est pas mal toujours la même chose.
Je trouve un gars de mon goût, je fait travailler mon imagination full pine, j'apprends qu'il voit déjà quelqu'un, je déprime.

Les amies ont toujours les mêmes discours.
Avant: "Go vas-y fonce".
Après: "Ouais, c'était pas le bon de toute façon".

Les amis ont toujours les mêmes dicours.
Avant: "Hum, mouais".
Après: "Ben ouais".

Autre déception. J'étais toute contente de retourner chez moi, à Québec. Voir mes amis dont je m'ennuie. Pis je parle à un. Et il a pas l'air de s'ennuyer tant que ça. Je sais que ça a pas rapport et qu'il sera content de me voir mais suite à l'annonce de la mauvaise nouvelle mentionnée plus haut, l'entendre pas avoir hâte m'a comme, déconfite.

En espérant que ce soit la dernière affaire plate qui m'arrive c't'année.
Je vais retourner manger mes beignes, j'en ai fait 9 douzaines il y une semaine et demie. Il en reste moins d'une ... et j'en ai pas donné tant que ça. Confort food, y a que ça de vrai.


Edit: Ah! pis je sais pas quoi faire pour le nouvel an. J'avais un super plan et une super envie de commencer l'année en grand, en faisant le party pour une rare fois. Mais là, mon habitude envie de me coucher tôt semble gagner la bataille.

mercredi 16 décembre 2009

La joke douteuse du jour

Tiger Woods : when you don't have enough of 18 holes...


Oups

Aujourd'hui c'est ma fête et j'attends vos voeux impatiemment!

Piscine le chat vs la côte de boeuf géante...

lundi 14 décembre 2009

La fois qu'on a bu pendant douze heures de suite

Je suis du genre à fêter mon anniversaire pendant une semaine, à casser les couilles à tout le monde avec ça et à vouloir me faire souhaiter BonneFête cinquante fois.
Hier était la première journée de célébration. Et mettons que ça m'a starté du bon pied.

15h - rendez-vous bowling. On s'en va lancer des grosses boules au chic QuilloramaFrontenac. Quand on est arrivé, y avait des black lights qui faisaient briller nos lacets de chaussures brunes louées.
On a formé deux équipes, les filles et les gars. Et on a lancé. Surprenament, y a pas eu trop de jokes de boules. À peine quelques commentaires déplacés.

16h05 - Fin du black light, on a jamais compris pourquoi.

17h30 - Fin de notre tournoi amateur (à côté de nous, il y avait une famille ou un party de bureau de cinq allées de large qui prenait ça vraiment trop au sérieux. Ils avaient des tuques de Noël et des grelots et on les entendait crier tout le temps). C'est définitivement Jeff et Reine qui ont gagné la palme du meilleur score. La coloc, elle, a le record de la plus petite vitesse de lancé (11km/h)

17h35 - On convainc les gars de pas aller jouer au hockey de dimanche soir et de continuer à boire avec nous. Destination: Cercle et tapas

18h00 - arrivée triomphale au Cercle. Il n'y a personne dans le bar et le serveur est juste trop heureux d'avoir un groupe sur le party dont il doit s'occuper. Il est gentil et rit presque pas de nous quand on lui dit qu'on a bowlé.

20h30 - Oh boy, y est juste 20h30?

20h40 - Mon coup de téléphone de fille saoule à Alexe, qui est très patiente avec moi.

21h00 - On saute dans un taxi vers le sacrilège. C'est drôle le monde de Québec. Ça te traite de montréalaise quand tu veux prendre un taxi vers la haute ville mais ça hésite vraiment pas à embarquer avec toi quand il arrive. Au Sacrilège, c'était Max et Henry les serveurs d'un soir. La veille, Max m'avait confié qu'il aurait 50 shooters à donner au cours de la soirée. Oupelaï.

22h00 - Marie-Hélène et moi allons faire une excursion au FouBar, question de voir la dernière impro musicale de la soirée. C'était drôle, mais disons que j'étais pas mal sur un autre genre de party et que j'avais chaud.

22h15 - Mon retour au sacrilège, les gens pensaient que j'étais partie. Mais ils m'ont accueillit avec plus de shooters et tout était réglé.

Après ça, je ne me rappelle plus trop. Dans quel ordre on a but les 50 shooters et qu'est-ce que c'était, je ne pourrais pas dire. Par contre, je me rappelle très bien les petites confidences que j'ai faite à Joce et celles qu'il m'a faite en échange. Ça, c'était drôle et ça a gardé mon moral au top. Je me rappelle avoir dansé sur de la très bonne musique (genre Paul Piché) et de boire, boire, boire. Je pense bien avoir gardé ma dignité. J'ai pas vomi, j'ai pas pleuré, j'ai pas dit "Je t'aime" à n'importe qui, je ne suis pas tombée et j'ai eu un bon moral tout au long.

Vers 2h30, j'ai entendu Last Call. Ça a fait "oh boy" dans ma tête. Mes amis sont partis (parce qu'ils travaillaient tous ce matin vers 9hres...!) et je suis restée un peu, toute seule au bar, comme une vieille habituée de 50 ans. J'ai roté et j'ai quitté. Je pense que j'ai marché jusque chez moi parce que je me rappelle avoir croisé des déneigeurs d'escaliers et d'avoir trouvé que leur job était weird.

Bon, ce matin c'était autre chose. Y avait plus trop de place pour le moral. Mon grand corps vaseux n'a pas beaucoup bougé aujourd'hui. À part faire des siestes et prendre des douches.
C'est probablement la preuve que je vieilli, je ne me remets plus aussi facilement de mes grosses brosses.

Autre constat agréable, finalement une chance que le beau-garçon-invité-avec-gêne n'a pas pu venir. Je ne crois pas qu'il m'aurait vu à mon meilleur. Comme on m'a donné des minis espoirs de rester dans la course, je me dis juste "partie remise".

Depuis que je suis réveillée que j'ai "Ginette" dans la tête. Là, je la downloade et je vais l'écouter à répétition et rendre mes voisins fous.

vendredi 11 décembre 2009

Y a des gens qui m'aiment

J'ai des amies fantastiques. Qui m'écrivent des cartes postales fantastiques. Que je mets sur mon frigo et que je regarde l'air niais en buvant mon premier café. Y en a une d'Inde, avec un dieu singe qui s'ouvre la poitrine pour montrer l'amour (ou quelque chose comme ça) et une de Stuttgart-la-pas-bucolique avec de la belle poésie écrite derrière. J'en attends peut-être une autre de Tunis ou de Barcelone et je suis excitée comme une enfant le matin de Noël.
Je sais pas pourquoi j'aime tant les cartes postales. Quand j'étais petite et que mon Papa voyageait tout le temps, il m'en rapportait des tonnes. J'en ai des boîtes à chaussures pleines, avec le Mont Fuji, le centre-ville de Chicago, les coins de rues d'Hong-Kong ou les montagnes mexicaines. J'ai les récentes parisiennes et écossaises. Je les chérie précieusement.
Et c'est drôle parce que j'aime ça en envoyer aussi mais je n'y écris presque rien. Comme si c'est plus la carte elle-même (et pas nécessairement l'image mais bien l'objet) qui importe, la pensée qu'elle représente. Pas besoin de mot pour dire "je pense à toi d'ici" puisque la carte, c'est déjà ça.
J'aime les cartes postales.
Merci mes amies.



***

Je suis revenue d'Ottawa saine et sauve. Malgré tout ce qui est arrivé.

J'ai ramené un poster avec pas mon nom dessus parce qu'il est beau. J'ai du faire la paix avec le théâtre français sans m'en rendre compte.

On s'est fait chicaner par les syndiqués de la salle parce qu'on voulait trop travailler et qu'eux voulaient plus pas travailler. Ils en revenaient pas que les acteurs m'aident à ramasser, que Max veuille finir ses tests de son à temps, que Martin soit là même malade..

Ah oui, Martin. Première étape d'une semaine difficile.
Martin qui avait une otite qui s'est infectée, qui a passé je sais pas combien de temps à prendre de la morphine et qui tout d'un coup, n'était pas certain de pouvoir venir faire son éclairage à Ottawa. Martin, qui est sorti de l'hôpital lundi matin, qui a sauté dans un bus tout de suite, qui a travaillé avec nous jusqu'à 23hres et qui s'est levé à 6hres le lendemain matin pour continuer. Et qui tout d'un coup s'est rendu compte qu'il était encore faible et qui est reparti, ayant tout fini sa job mais s'étant un peu trop surmené pour son état.

On a réussi à faire un cue to cue mais pas de générale et à être prêts pour la Première du mercredi soir. Première désastreuse si on récapitule.
Ève s'est cassé le petit doigt sur scène, en déchirant le pain. Boy a brisé un accessoire en vitre sur la scène (alors qu'ils sont tous pieds nus). Y a eu des blancs de mémoires fabuleux. Le quart de la salle qui est sorti (sérieux). On a tous pogné la grippe en même temps, presque pendant le show. Et une couple d'autres détails qui accrochent.
Ève a passé la nuit à l'hosto. Quand je l'ai rejointe, vers 8am, elle était pas encore passée. On a eu la chance d'observer quelques phénomènes de la faune humaine. Le gars qui se touche en regardant les filles dormir, le gars trop cool avec ses lunettes fumées (qui finalement devait les porter parce qu'il avait de la poussière de métal dans l'oeil), la femme voilée de partout avec son bas de pyjama en flanelle et paillettes qui dépasse par le bas, le drogué sans soulier qui avait l'air d'avoir mangé une volée, la petite vieille trop mignonne qui marmonnait, celle qui vomissait, tous les petits vieux qui me brisaient le coeur par leur vulnérabilité. Et surtout, le gars genre ex-détenu, avec cheveux longs blancs, coat de cuir, bottes de cuir, avec un gros sac de voyage genre armée et un sac d'épicerie contenant environ 12 boîtes de jus de coconut (il les ouvrait avec son ouvre boîte et les buvait lentement. Je l'ai vu en boire quatre!!).
On a quitté l'urgence à 10h30, avec une nouvelle catin fancy pour Ève et des radios peu encourageantes. On a couru jusqu'aux loges et c'était l'heure du show. Mine de rien, Ève a joué deux représentations de Limbes avec deux heures de sommeil dans le corps et une nuit à l'urgence. Je sais pas comment elle a fait mais on lui a porté un toast en fin de soirée.

Le reste de la run de shows, je dirais que ça s'est passé sans accident. Mettons comparé à la première.
N'empêche que la vie de tournée, c'est assez agréable. J'aime bien la proximité que ça crée dans l'équipe. On se voit souvent, on déjeune en bobette ensemble, on se promène. On prend notre temps parce qu'on a rien d'autre à faire. On passe la soirée écrasés sur les divans d'une chambre d'hôtel à discuter.
L'équipe de Limbes, c'est un peu une équipe rêvée, je les aime tous et j'ai hâte à Montréal en janvier!



En revenant d'Ottawa, j'avais méga hâte parce que j'allais au Centre Bell!
C'était génial. Avec DA, on s'est fait une sortie touristique en bonne et due forme. Il avait emprunté un jersey à une amie. On a pris des photos sur la Place du Centenaire. Moi, je me suis acheté un tshirt de Cammalleri. On était super excités. Je disais à tous les scalpers qui me proposaient des billets "Non, j'en ai déjà!" comme si c'était exceptionnel.
On avait pas des places de la mort parce qu'on était derrière la galerie de presse. Alors on voyait pas le gros écran du centre. On en avait deux petits par contre. Mais comme on était vis à vis la ligne de mise au jeu, on voyait toute la glace vraiment bien.
C'est le monsieur frisé qui a chanté l'hymne national, j'étais contente. Et je ne pourrai plus jamais rire de la foule qui chante avec lui parce que je me suis rendue compte que t'as pas le choix de chanter aussi. J'ai chanté toutes les paroles que je connaissais avec un gros smile et ça faisait partie de la game.
J'ai crié comme une folle quand ils nommaient les joueurs, j'ai encouragé Laraque dans ses batailles (surtout la première avec pas de gants). On a acheté de la bière à 10$ la canette. De la "bonne" Molson qui goûte rien. Surtout leur nouvelle, la M, qui est flatte et beurk. Mais ça fait partie de l'affaire, payer cher tout ce que tu bois et avoir envie de pisser en milieu de période.
Le gars derrière nous mettait de l'ambiance parce qu'il arrêtait pas de commenter en disant "estie de pédale, patine!" ou "crisse de moron d'arbitre" etc. On le trouvait ben drôle.
Catherine et Pl voulaient que je me fasse une affiche "I love Kovalev" mais j'avais pas le guts et j'avais peur de me faire battre. Alors je criais I love Mike pis c'était ok.
Quand on est sorti, DA m'a proposé d'attendre devant le parking pour peut-être voir les joueurs sortir. On est resté là à rigoler et plein de groupies se sont jointes à nous et ça commençait à nous faire peur parce qu'elles parlaient de MaximLapierre comme si elles le connaissait et comme si le fait d'avoir une affiche "I love Maxim" allait le faire tomber en amour avec elles. Y en a une qui est allée voir le gars de sécurité et qui lui a dit "Peux-tu dire bonne fête à Laraque pour moi?" et le gars a rit et nous aussi. Finalement, on est parti avant qu'ils sortent parce que c'était long et elles nous tapaient sur les nerfs. On a vu Gionta quitter avec son SUV et comme c'était pas si hot que ça, on tenait pas à voir sortir l'autobus de l'équipe, finalement.

N'empêche que c'était une soirée de la mort, j'y retournerais n'importe quand! C'était probablement la plus belle soirée d'anniversaire (en avance) de ma petite vie. L'an prochain, je remets ça!



Et là, je suis de retour dans mon petit appartement de St-Roch et j'en profite pleinement. J'ai hâte aux Fêtes.
Les Fêtes, chez nous, c'est Noël et le jour de l'an mais c'est aussi l'anniversaire de ma mère, de mon père, de mon frère et le mien. En moins d'un mois. Ça fait beaucoup de partys. Mon frère arrive dans moins de deux semaine. Je compte les dodos.
J'ai des amis fantastiques qui viennent jouer au bowling dans le 418 et qui viennent faire le 5 à 7 chez Cath dans le 514, deux évènements pour mon anniversaire à moi.

Et mis à part la recherche active pour un DT (parce que l'autre nous a lâché à la dernière minute) et la prod pour Limbes, je vais me reposer et profiter des gens que j'aiment.


J'adore le temps des fêtes, et je n'ai pas honte de le dire.