lundi 28 décembre 2009

Same old same old

C'est pas mal toujours la même chose.
Je trouve un gars de mon goût, je fait travailler mon imagination full pine, j'apprends qu'il voit déjà quelqu'un, je déprime.

Les amies ont toujours les mêmes discours.
Avant: "Go vas-y fonce".
Après: "Ouais, c'était pas le bon de toute façon".

Les amis ont toujours les mêmes dicours.
Avant: "Hum, mouais".
Après: "Ben ouais".

Autre déception. J'étais toute contente de retourner chez moi, à Québec. Voir mes amis dont je m'ennuie. Pis je parle à un. Et il a pas l'air de s'ennuyer tant que ça. Je sais que ça a pas rapport et qu'il sera content de me voir mais suite à l'annonce de la mauvaise nouvelle mentionnée plus haut, l'entendre pas avoir hâte m'a comme, déconfite.

En espérant que ce soit la dernière affaire plate qui m'arrive c't'année.
Je vais retourner manger mes beignes, j'en ai fait 9 douzaines il y une semaine et demie. Il en reste moins d'une ... et j'en ai pas donné tant que ça. Confort food, y a que ça de vrai.


Edit: Ah! pis je sais pas quoi faire pour le nouvel an. J'avais un super plan et une super envie de commencer l'année en grand, en faisant le party pour une rare fois. Mais là, mon habitude envie de me coucher tôt semble gagner la bataille.

mercredi 16 décembre 2009

La joke douteuse du jour

Tiger Woods : when you don't have enough of 18 holes...


Oups

Aujourd'hui c'est ma fête et j'attends vos voeux impatiemment!

Piscine le chat vs la côte de boeuf géante...

lundi 14 décembre 2009

La fois qu'on a bu pendant douze heures de suite

Je suis du genre à fêter mon anniversaire pendant une semaine, à casser les couilles à tout le monde avec ça et à vouloir me faire souhaiter BonneFête cinquante fois.
Hier était la première journée de célébration. Et mettons que ça m'a starté du bon pied.

15h - rendez-vous bowling. On s'en va lancer des grosses boules au chic QuilloramaFrontenac. Quand on est arrivé, y avait des black lights qui faisaient briller nos lacets de chaussures brunes louées.
On a formé deux équipes, les filles et les gars. Et on a lancé. Surprenament, y a pas eu trop de jokes de boules. À peine quelques commentaires déplacés.

16h05 - Fin du black light, on a jamais compris pourquoi.

17h30 - Fin de notre tournoi amateur (à côté de nous, il y avait une famille ou un party de bureau de cinq allées de large qui prenait ça vraiment trop au sérieux. Ils avaient des tuques de Noël et des grelots et on les entendait crier tout le temps). C'est définitivement Jeff et Reine qui ont gagné la palme du meilleur score. La coloc, elle, a le record de la plus petite vitesse de lancé (11km/h)

17h35 - On convainc les gars de pas aller jouer au hockey de dimanche soir et de continuer à boire avec nous. Destination: Cercle et tapas

18h00 - arrivée triomphale au Cercle. Il n'y a personne dans le bar et le serveur est juste trop heureux d'avoir un groupe sur le party dont il doit s'occuper. Il est gentil et rit presque pas de nous quand on lui dit qu'on a bowlé.

20h30 - Oh boy, y est juste 20h30?

20h40 - Mon coup de téléphone de fille saoule à Alexe, qui est très patiente avec moi.

21h00 - On saute dans un taxi vers le sacrilège. C'est drôle le monde de Québec. Ça te traite de montréalaise quand tu veux prendre un taxi vers la haute ville mais ça hésite vraiment pas à embarquer avec toi quand il arrive. Au Sacrilège, c'était Max et Henry les serveurs d'un soir. La veille, Max m'avait confié qu'il aurait 50 shooters à donner au cours de la soirée. Oupelaï.

22h00 - Marie-Hélène et moi allons faire une excursion au FouBar, question de voir la dernière impro musicale de la soirée. C'était drôle, mais disons que j'étais pas mal sur un autre genre de party et que j'avais chaud.

22h15 - Mon retour au sacrilège, les gens pensaient que j'étais partie. Mais ils m'ont accueillit avec plus de shooters et tout était réglé.

Après ça, je ne me rappelle plus trop. Dans quel ordre on a but les 50 shooters et qu'est-ce que c'était, je ne pourrais pas dire. Par contre, je me rappelle très bien les petites confidences que j'ai faite à Joce et celles qu'il m'a faite en échange. Ça, c'était drôle et ça a gardé mon moral au top. Je me rappelle avoir dansé sur de la très bonne musique (genre Paul Piché) et de boire, boire, boire. Je pense bien avoir gardé ma dignité. J'ai pas vomi, j'ai pas pleuré, j'ai pas dit "Je t'aime" à n'importe qui, je ne suis pas tombée et j'ai eu un bon moral tout au long.

Vers 2h30, j'ai entendu Last Call. Ça a fait "oh boy" dans ma tête. Mes amis sont partis (parce qu'ils travaillaient tous ce matin vers 9hres...!) et je suis restée un peu, toute seule au bar, comme une vieille habituée de 50 ans. J'ai roté et j'ai quitté. Je pense que j'ai marché jusque chez moi parce que je me rappelle avoir croisé des déneigeurs d'escaliers et d'avoir trouvé que leur job était weird.

Bon, ce matin c'était autre chose. Y avait plus trop de place pour le moral. Mon grand corps vaseux n'a pas beaucoup bougé aujourd'hui. À part faire des siestes et prendre des douches.
C'est probablement la preuve que je vieilli, je ne me remets plus aussi facilement de mes grosses brosses.

Autre constat agréable, finalement une chance que le beau-garçon-invité-avec-gêne n'a pas pu venir. Je ne crois pas qu'il m'aurait vu à mon meilleur. Comme on m'a donné des minis espoirs de rester dans la course, je me dis juste "partie remise".

Depuis que je suis réveillée que j'ai "Ginette" dans la tête. Là, je la downloade et je vais l'écouter à répétition et rendre mes voisins fous.

vendredi 11 décembre 2009

Y a des gens qui m'aiment

J'ai des amies fantastiques. Qui m'écrivent des cartes postales fantastiques. Que je mets sur mon frigo et que je regarde l'air niais en buvant mon premier café. Y en a une d'Inde, avec un dieu singe qui s'ouvre la poitrine pour montrer l'amour (ou quelque chose comme ça) et une de Stuttgart-la-pas-bucolique avec de la belle poésie écrite derrière. J'en attends peut-être une autre de Tunis ou de Barcelone et je suis excitée comme une enfant le matin de Noël.
Je sais pas pourquoi j'aime tant les cartes postales. Quand j'étais petite et que mon Papa voyageait tout le temps, il m'en rapportait des tonnes. J'en ai des boîtes à chaussures pleines, avec le Mont Fuji, le centre-ville de Chicago, les coins de rues d'Hong-Kong ou les montagnes mexicaines. J'ai les récentes parisiennes et écossaises. Je les chérie précieusement.
Et c'est drôle parce que j'aime ça en envoyer aussi mais je n'y écris presque rien. Comme si c'est plus la carte elle-même (et pas nécessairement l'image mais bien l'objet) qui importe, la pensée qu'elle représente. Pas besoin de mot pour dire "je pense à toi d'ici" puisque la carte, c'est déjà ça.
J'aime les cartes postales.
Merci mes amies.



***

Je suis revenue d'Ottawa saine et sauve. Malgré tout ce qui est arrivé.

J'ai ramené un poster avec pas mon nom dessus parce qu'il est beau. J'ai du faire la paix avec le théâtre français sans m'en rendre compte.

On s'est fait chicaner par les syndiqués de la salle parce qu'on voulait trop travailler et qu'eux voulaient plus pas travailler. Ils en revenaient pas que les acteurs m'aident à ramasser, que Max veuille finir ses tests de son à temps, que Martin soit là même malade..

Ah oui, Martin. Première étape d'une semaine difficile.
Martin qui avait une otite qui s'est infectée, qui a passé je sais pas combien de temps à prendre de la morphine et qui tout d'un coup, n'était pas certain de pouvoir venir faire son éclairage à Ottawa. Martin, qui est sorti de l'hôpital lundi matin, qui a sauté dans un bus tout de suite, qui a travaillé avec nous jusqu'à 23hres et qui s'est levé à 6hres le lendemain matin pour continuer. Et qui tout d'un coup s'est rendu compte qu'il était encore faible et qui est reparti, ayant tout fini sa job mais s'étant un peu trop surmené pour son état.

On a réussi à faire un cue to cue mais pas de générale et à être prêts pour la Première du mercredi soir. Première désastreuse si on récapitule.
Ève s'est cassé le petit doigt sur scène, en déchirant le pain. Boy a brisé un accessoire en vitre sur la scène (alors qu'ils sont tous pieds nus). Y a eu des blancs de mémoires fabuleux. Le quart de la salle qui est sorti (sérieux). On a tous pogné la grippe en même temps, presque pendant le show. Et une couple d'autres détails qui accrochent.
Ève a passé la nuit à l'hosto. Quand je l'ai rejointe, vers 8am, elle était pas encore passée. On a eu la chance d'observer quelques phénomènes de la faune humaine. Le gars qui se touche en regardant les filles dormir, le gars trop cool avec ses lunettes fumées (qui finalement devait les porter parce qu'il avait de la poussière de métal dans l'oeil), la femme voilée de partout avec son bas de pyjama en flanelle et paillettes qui dépasse par le bas, le drogué sans soulier qui avait l'air d'avoir mangé une volée, la petite vieille trop mignonne qui marmonnait, celle qui vomissait, tous les petits vieux qui me brisaient le coeur par leur vulnérabilité. Et surtout, le gars genre ex-détenu, avec cheveux longs blancs, coat de cuir, bottes de cuir, avec un gros sac de voyage genre armée et un sac d'épicerie contenant environ 12 boîtes de jus de coconut (il les ouvrait avec son ouvre boîte et les buvait lentement. Je l'ai vu en boire quatre!!).
On a quitté l'urgence à 10h30, avec une nouvelle catin fancy pour Ève et des radios peu encourageantes. On a couru jusqu'aux loges et c'était l'heure du show. Mine de rien, Ève a joué deux représentations de Limbes avec deux heures de sommeil dans le corps et une nuit à l'urgence. Je sais pas comment elle a fait mais on lui a porté un toast en fin de soirée.

Le reste de la run de shows, je dirais que ça s'est passé sans accident. Mettons comparé à la première.
N'empêche que la vie de tournée, c'est assez agréable. J'aime bien la proximité que ça crée dans l'équipe. On se voit souvent, on déjeune en bobette ensemble, on se promène. On prend notre temps parce qu'on a rien d'autre à faire. On passe la soirée écrasés sur les divans d'une chambre d'hôtel à discuter.
L'équipe de Limbes, c'est un peu une équipe rêvée, je les aime tous et j'ai hâte à Montréal en janvier!



En revenant d'Ottawa, j'avais méga hâte parce que j'allais au Centre Bell!
C'était génial. Avec DA, on s'est fait une sortie touristique en bonne et due forme. Il avait emprunté un jersey à une amie. On a pris des photos sur la Place du Centenaire. Moi, je me suis acheté un tshirt de Cammalleri. On était super excités. Je disais à tous les scalpers qui me proposaient des billets "Non, j'en ai déjà!" comme si c'était exceptionnel.
On avait pas des places de la mort parce qu'on était derrière la galerie de presse. Alors on voyait pas le gros écran du centre. On en avait deux petits par contre. Mais comme on était vis à vis la ligne de mise au jeu, on voyait toute la glace vraiment bien.
C'est le monsieur frisé qui a chanté l'hymne national, j'étais contente. Et je ne pourrai plus jamais rire de la foule qui chante avec lui parce que je me suis rendue compte que t'as pas le choix de chanter aussi. J'ai chanté toutes les paroles que je connaissais avec un gros smile et ça faisait partie de la game.
J'ai crié comme une folle quand ils nommaient les joueurs, j'ai encouragé Laraque dans ses batailles (surtout la première avec pas de gants). On a acheté de la bière à 10$ la canette. De la "bonne" Molson qui goûte rien. Surtout leur nouvelle, la M, qui est flatte et beurk. Mais ça fait partie de l'affaire, payer cher tout ce que tu bois et avoir envie de pisser en milieu de période.
Le gars derrière nous mettait de l'ambiance parce qu'il arrêtait pas de commenter en disant "estie de pédale, patine!" ou "crisse de moron d'arbitre" etc. On le trouvait ben drôle.
Catherine et Pl voulaient que je me fasse une affiche "I love Kovalev" mais j'avais pas le guts et j'avais peur de me faire battre. Alors je criais I love Mike pis c'était ok.
Quand on est sorti, DA m'a proposé d'attendre devant le parking pour peut-être voir les joueurs sortir. On est resté là à rigoler et plein de groupies se sont jointes à nous et ça commençait à nous faire peur parce qu'elles parlaient de MaximLapierre comme si elles le connaissait et comme si le fait d'avoir une affiche "I love Maxim" allait le faire tomber en amour avec elles. Y en a une qui est allée voir le gars de sécurité et qui lui a dit "Peux-tu dire bonne fête à Laraque pour moi?" et le gars a rit et nous aussi. Finalement, on est parti avant qu'ils sortent parce que c'était long et elles nous tapaient sur les nerfs. On a vu Gionta quitter avec son SUV et comme c'était pas si hot que ça, on tenait pas à voir sortir l'autobus de l'équipe, finalement.

N'empêche que c'était une soirée de la mort, j'y retournerais n'importe quand! C'était probablement la plus belle soirée d'anniversaire (en avance) de ma petite vie. L'an prochain, je remets ça!



Et là, je suis de retour dans mon petit appartement de St-Roch et j'en profite pleinement. J'ai hâte aux Fêtes.
Les Fêtes, chez nous, c'est Noël et le jour de l'an mais c'est aussi l'anniversaire de ma mère, de mon père, de mon frère et le mien. En moins d'un mois. Ça fait beaucoup de partys. Mon frère arrive dans moins de deux semaine. Je compte les dodos.
J'ai des amis fantastiques qui viennent jouer au bowling dans le 418 et qui viennent faire le 5 à 7 chez Cath dans le 514, deux évènements pour mon anniversaire à moi.

Et mis à part la recherche active pour un DT (parce que l'autre nous a lâché à la dernière minute) et la prod pour Limbes, je vais me reposer et profiter des gens que j'aiment.


J'adore le temps des fêtes, et je n'ai pas honte de le dire.

samedi 5 décembre 2009

En direct de ma chambre d'hôtel

Juste avant d'aller me coucher, je jubile devant le 5-1 des Canadiens en cette soirée d'anniversaire bouleversante (non, j'ai pas vu le match, j'étais trop occupée à regarder le Christ ressusciter). J'espère qu'ils vont nous offrir quelque chose de semblable lundi soir (j'y serai!)

ps: Ottawa, j'hais ça!